Aujourd'hui,
URGENT
Côte d'Ivoire: décédé le 8 juillet 2020, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly inhumé le  17 juillet à Korhogo. 
Mali: le Premier ministre a déclaré vouloir former "très rapidement" un gouvernement d'ouverture.
Mali: plusieurs figures de l'opposition arrêtées samedi après des troubles quasi insurrectionnels qui ont fait quatre morts. 
Présidentielle: Roch Marc Christian Kaboré officiellement investi par le MPP pour briguer un nouveau mandat en novembre 2020.
Transports: la liaison ferroviaire entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso a repris mercredi 8 juillet 2020 sur l'ensemble de la ligne. 
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 

POLITIQUE

En début d’après-midi de ce vendredi 7 juillet 2017, le ministre en charge de la Justice, René Bagoro était face aux médias. Avec à ses côtés son homologue de la Communication, Rémi Dandjinou, Alioun Zanré Commissaire du gouvernement au tribunal militaire et Sita Sangaré, Directeur de la justice militaire. Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Protection civique avait pour ambition de communiquer sur l’avis du Groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies concernant la détention du général Djibril Bassolé. De cette conférence de presse, l’on retient qu’il s’agit ici juste d’un avis et non d’une injonction.


Le gouvernement burkinabè demande de laisser la justice faire son travail. Et en aucun cas, «conformément à la constitution, aux engagements contractés dans le cadre du pacte national pour le renouveau de la justice et à ses engagements internationaux, on ne peut et ne doit s’immiscer dans le fonctionnement de la justice», martèle le garde des sceaux.

Cette sortie de René Bagoro intervient après que le Groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies a rendu public son avis sur la détention de Djibril Bassolé.  Qualifiant cette détention d’arbitraire, le groupe de travail demandait à l’Etat Burkinabè de libérer immédiatement le général Bassolé, détenu à la Maison d’arrêt et de correction des armées.

Le ministre burkinabè de la Justice explique que, pour donner son avis, le groupe de travail s’est basé sur les faits que «M. Bassolé était un gendarme mis en disponibilité de sorte qu’il avait retrouvé son statut de civil au moment des faits en cause. Dès lors, il devrait être soumis à la justice civile et non la justice militaire.» Ces experts estiment que «soumettre M. Bassolé à la justice militaire dans les circonstances de la présente affaire viole son droit à un procès équitable de façon irrévocable.»

Pas de quoi ébranler le gouvernement du Burkina Faso qui estime que le fait de mettre fin à la disponibilité du général Djibril Bassolé répondait à un souci de discipline militaire et ne visait nullement les intérêts de la procédure pénale. « En effet, les militaires en disponibilité conservent leur statut de militaire au sens du code de justice militaire. (…) En droit burkinabè, il n’est pas exclu que le Tribunal militaire soit compétent à l’égard de personnes civiles », s’est empressé de faire savoir M. Bagoro.

Le ministre de la Justice déplore «le fait que le groupe de travail n’ait pas permis au gouvernement de se défendre sur cet aspect du problème».

Tout en confiant que l’Etat burkinabè va demander le réexamen de l’affaire sur les méthodes de travail du groupe de travail à propos de la détention arbitraire de Djibril Bassolé, René Bagoro assure : la procédure judiciaire suit son cours.

Le directeur de la justice militaire, le colonel Sangaré, croit savoir même que le dossier est suffisamment avancé. «Je peux dire qu’aujourd’hui, toutes les auditions sont terminées. On niveau du parquet, on a tous les éléments nécessaires pour aller au jugement. Très bientôt nous irons au jugement», promet Sita Sangaré.

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