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POLITIQUE

L’Assemblée nationale a adopté ce lundi 3 juillet 2017 la loi portant allègement des procédures de contractualisation du programme Partenariat public-privé (PPP) à l'unanimité des 76 votants. L’opposition, elle a quitté la salle.


Au total, ils étaient au nombre de 76 députés à approuver ce projet de loi relatif à l’allègement des conditions d’exécution du programme de partenariat public-privé. Cette adoption est intervenue après qu'une quarantaine de députés de l’opposition politique aient quitté la séance.

Pour le gouvernement, cette loi est une réponse urgente face à trois constats majeurs : la lourdeur des procédures de passation des marchés au Burkina Faso, singulièrement celles des PPP; le faible taux de contractualisation des  PPP dans notre pays ; l’urgence des besoins en matière d’investissements.

« Il est à noter que le Burkina accuse un retard  incontestable dans certains domaines clé, tel le social, les infrastructures, la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour juguler cette situation, une mobilisation importante de ressources s’avère nécessaire et pour cela, des investissements majeurs doivent être faits  dans le but de lutter efficacement contre la pauvreté », expliquent les partis de la majorité présidentielle. 

L’opposition elle ne l’entend pas de cette oreille. Elle pense que ce n’est qu’une manière de légaliser le pillage des maigres ressources du pays. «Cette loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets partenariat public-privé est une manière de contourner les règles de transparences contenues dans la loi n°020-2013/AN portant régime juridique du PPP au Burkina Faso», estime Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique. C’est donc en toute logique que les députés de l'opposition ont quitté l'hémicycle

«Monsieur le président de l'Assemblée nationale, puisque le projet de loi, quoi qu'il advienne, sera adopté, que ceux qui n'en veulent pas pourront s'exiler, nous de l'opposition nous ne rêvons pas de nous exiler d'un pays qui nous appartient à tous mais pouvons quitter l'hémicycle pour n'être ni complice, ni comptable d'une telle forfaiture posant ainsi un acte hautement patriotique», ont lancé les députés de l’opposition avant de quitter l’hémicycle.

La majorité, qui s’indigne face à l’attitude des députés de l’opposition, estime que l’objectif visé par cette loi, est de proposer un dispositif d’urgence qui permet un allègement des procédures de contractualisation en matière de PPP. Et comme le soutient le gouvernement, «c’est sur la base d’un constat de faiblesse du taux de contractualisation des PPP et de l’urgence des besoins en matière d’investissement, que le présent texte de loi a été initié.»

«La sortie de nos amis est une manœuvre politicienne. Ce n’est pas de la politique. Faisons de belles routes que ces monsieur les empruntent. Ayez surtout vos téléphones pour faire leurs photos lorsque vous les verrez emprunter les routes », a raillé Salif Diallo, le président du Parlement.

Des députés de l’opposition sont cependant restés dans la salle. Il s’agit de Jacques Palenfo et Albert Kiemdé, tous deux issus des rangs de l’UPC, le parti du chef de file de l'opposition. Jacques Palenfo s'est justifié sous les applaudissements nourris de ses collègues: «Pour développer, il faut forcément choisir et tous les choix sont critiquables. Moi je ne m’y connais pas dans les PPP mais tout le monde sait que si ce n’est pas avec PPP, le 3ème pont d’Abidjan ne serait pas exécuté. Peut-être que beaucoup de mes camarades qui sont sortis, sont sortis pour préserver leur poste de député en 2020 mais moi je ne suis pas dans ça. Il y a beaucoup qui sont convaincus de ma position, on se connaît mais c’est le courage politique. Moi je suis un guerrier du Sud-Ouest.»

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