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Burkina: le barreau plaide pour une reprise des activités judiciaires
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POLITIQUE

Suite au mouvement d’humeur observé ce lundi matin à Ouagadougou par le Syndicat des travailleurs des travaux publics, du bâtiment, de l’hydraulique et assimilés (SYTTPBHA) sur leurs conditions de vie et de travail, l’administration a donné aussi sa version pour ce qui est du processus enclenché dans le traitement de la mise en œuvre de la plateforme revendicative. Les responsables du ministère assurent que les agents ont été invités à échanger sur le sujet afin que des solutions idoines puissent être trouvées. Ils ne comprennent qu’ils lancent un mot d’ordre de sit-in pendant que le processus de dialogue est toujours en cours.


Sur la question de l’opérationnalisation du système de motivation, plus précisément, le «panier de fond commun», le secrétaire général du ministère, Paul P. Yagho, a indiqué que des échanges ont été menés avec le personnel pour examiner les moyens nécessaires à prendre afin que ce panier commun puisse profiter à tout le monde. «C’est un processus engagé et nous ne pouvons pas, à mi-chemin, tirer une conclusion tant que le processus est engagé. Nous sommes dans cette dynamique de retrouver les voies et moyens pour que ce panier commun soit effectif. Il en est de même pour les autres points de la plateforme», dit-il.

Pour ce qui est de la passation des marchés, M. Yagho dit travailler sur la base des procédures. «Pour les appels d’offres et autres, nous appliquons des procédures. Et s’il y a une procédure qui a été biaisée, un entrepreneur est libre de demander à être entendu. En aucun cas, nous n’avons été interpellés pour cet état de fait. Si une entreprise se trouve lésée, c’est de son plein gré de se plaindre auprès de l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop). A chaque fois qu’il y a un besoin, nous nous referons à l’Arcop et elle tire des solutions», a expliqué le secrétaire général du département des Infrastructures, tout en ajoutant que «si quelqu’un se sent lésé, c’est de son plein droit de se plaindre auprès de l’Arcop, et nous répondrions. Nous ne voyons pas en quoi au niveau des marchés publics, c’est un système qui est régi par les travaux.»

 

Lire aussi: Ministère des Infrastructures: le syndicat dénonce une mauvaise gestion

 

Concernant la mise en œuvre du programme présidentiel pour les 1 000 km de pistes rurales, Oumarou Bassavé, directeur général des pistes rurales, reconnait que le programme devait démarrer en 2016 pour prendre fin en 2020. Il a précisé que la phase 1 de la mise en œuvre de ce programme a réellement débuté le 23 janvier dernier pour un délai d’exécution maximum de 6 mois. «Aujourd’hui, nous sommes à cinq mois de travaux avec un taux d’exécution physique de 60%. Le tout n’est pas lié à des problèmes de l’administration des infrastructures, nous avons connu aussi quelques problèmes d’ordre environnemental, et organisationnel. Mais, tout cela a été réglé.»

A l’écouter, aujourd’hui, ce programme ne peut pas être le premier. «Nous avons commencé les travaux avec 1375 kilomètres attribués à 43 entreprises qui sont sur le terrain. Après cela, nous sommes en train d’attribuer 400 km ce qui fera au total 1800 km à exécuter dans la phase 1 de 2016-2017. C’est un programme qui se chevauche d’une année à une autre en tenant compte de l’année budgétaire» se justifie M. Bassavé. Il a rassuré que pour 2017, les 1800km seront exécutés et que tout se passe bien «puisque nous sommes dans la phase de réception. Certaines entreprises ont finie et ont demandé les réceptions, donc il n’y a rien qui nous bloque pour l’exécution de ce projet

S’agissant des reversements décriés par le syndicat, M. Bassavé a martelé que les textes prévoient que ces reversements normalement devraient être faits avant le démarrage des travaux. Mais, pour une question de souplesse et à la demande des entreprises, le ministre a bien voulu permettre aux entreprises de ne pas faire ces reversements d’une seule traite comme prévu dans les documents. Car, explique-t-il, il y a des périodes pendant lesquelles les entreprises n’ont pas travaillé, «le ministre a donc voulu que les versements définitifs se fassent au moins en deux ou trois tranches. C’est de cette manière qu’on a voulu utiliser pour accompagner les entreprises, et ce sont ces reversements que nous utiliser pour faire le suivi et le contrôle des chantiers, les formations car nous n’avons pas de ligne budgétaire initialement prévue pour gestion de projet dans la loi de finance. Donc, il va falloir trouver des mécanismes pour pouvoir mettre en œuvre ce programme et les entrepreneurs en sont conscients», conclut le directeur des pistes rurales, Oumarou Bassavé.

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