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POLITIQUE

Ce vendredi 30 juin 2017, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a réuni les hommes de media au sein de son siège. Cette rencontre avec la presse visait à prendre l’opinion publique à témoin de l’«aggravation» du phénomène de corruption dans notre pays depuis l’arrivée au pouvoir du régime actuel. Afin d’obliger le pouvoir à revenir sur le chemin de la bonne gouvernance, l’Opposition politique appelle les Burkinabè à être prêts à sortir pour dire non au pillage des ressources.


Selon le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, les Burkinabè avaient bien remarqué que le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) « brillait par son incapacité notoire à apporter le vrai changement » qu’attendent les citoyens. Il a constaté qu’ils ont «simplement reconduit le même mode de gestion qui avait cours quand Roch, Simon et Salif (le trio RSS) étaient les adjoints de Blaise Compaoré et dirigeaient le pays.» Pour lui, il ne se passe pas un jour sans qu’on ne découvre un scandale financier au sein de notre administration. « Presque tous les ministères sont gagnés par cette gangrène qui ne fait que prendre du terrain, irrigué par l’impunité réservé aux coupables», dit-il. Il en veut pour preuve les dénonciations faites par le syndicat du ministère des Infrastructures des actes de malversation et la politisation dudit ministère dirigé en réalité par la cellule locale du MPP.

A cela s’ajoute, selon M. Diabré, le cas de dénonciation fait récemment par un activiste d’un Trésor public parallèle dans ce même ministère. «Malgré la gravité des accusations, les autorités mises en cause n’ont pu apporter de réponses convaincantes», s’indigne le Chef de file.

Le fait le plus grave, d’après lui, c’est que le gouvernement a décidé de «légaliser le pillage de nos maigres ressources». «Il a soumis un projet de loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets partenariat public-privé qui doit être voté ce lundi 03 juillet dans la soirée à l’Assemblée nationale », a-t-il précisé tout en expliquant que « c’est une manière de contourner les règles de transparences contenues dans la loi n°020-2013/AN portant régime juridique du PPP au Burkina Faso ». A l’écouter, si cette loi passe à l’Assemblée nationale le lundi prochain, « alors le pillage de ressources publiques sera consacré et légal.»

Afin d’empêcher « la légalisation des pillages des ressources », l’Opposition invite ses députés à enclencher la résistance à l’hémicycle. Si malgré les mises en garde, le MPP persiste dans cette démarche de pillage et d’insouciance en votant de force la loi, « l’Opposition invitera les Burkinabè à l’Assemblée nationale et dans la rue car, elle ne saurait tolérer qu’un tel pillage soit cautionné par des élus du peuple », foi du Chef de file. Il a même laissé entendre que cette montée en puissance de la corruption inquiète « fortement nos partenaires au développement qui s’en sont ouverts à plusieurs responsables de l’Opposition ». M. Diabré a d’ailleurs saisi l’occasion pour interpeller l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) pour qu’elle se fasse «vraiment sentir».

Pour ce faire, l’Opposition politique appelle de manière solennelle les Burkinabè à être prêts à sortir pour dire non au pillage de nos maigres ressources par le MPP et ses alliés. Elle invite aussi les OSC à sortir de leur mutisme pour faire entendre leur voix de manière plus tranchante et à se joindre à elle dans ce combat sans merci contre la corruption au Burkina dans le cadre de mots d’ordre définis et mis en œuvre en commun. «C’est en passant ainsi à une nouvelle étape de la lutte que nous obligerons le MPP et ses alliés à revenir sur le chemin de la bonne gouvernance» a conclu le Chef de file de l’Opposition, Zéphirin Diabré.

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