Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

POLITIQUE

Grande première depuis sa création en 1995, la Haute Cour de Justice, juridiction d’exception, va siéger à partir de ce jeudi 27 avril en principe, pour juger les membres du dernier gouvernement de Luc Adolphe Tiao. L’ex Premier ministre et 26 de ses ministres devront comparaître devant la haute juridiction pour leur présumée implication dans les évènements ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la mort de manifestants qui en a découlé.


Seuls Yacouba Ouédraogo, l’ex-ministre des Sports, et Clotilde Ki Nikiema, alors ministre délégué au Budget, ont bénéficié d’un non-lieu au terme de l’instruction de ce dossier: ils étaient absents lors du conseil extraordinaire du 29 octobre 2014. Sur les 32 autres ministres accusés, 26, dont Luc Adolphe Tiao, ont été entendus en septembre 2016 puis placés sous contrôle judiciaire. En revanche, six des coaccusés, tous visés par un mandat d’arrêt international, manqueront à l’appel, à commencer par Blaise Compaoré, exilé à Abidjan, où il a acquis la nationalité ivoirienne. Poursuivi en tant que ministre, Blaise Compaoré ne sera donc pas dans le box des accusés.

En l’absence de ce dernier, son  ex-Premier ministre et ses ministres comparaîtront devant la Haute Cour de Justice pour répondre des chefs d’accusation d’homicide volontaire, de blessures volontaires ou de complicités de ces deux infractions dans le cadre de la répression de l’insurrection populaire.

Les accusés risquent des peines allant de 10 à 20 ans de prison, et ceux qui seront effectivement condamnés purgeront leur peine à la Maco. Les ex-ministres qui ont fui le territoire seront jugés par contumace. C’est le cas par exemple de Blaise Compaoré. Mais une fois leur culpabilité établie, la justice pourrait adresser des demandes d’extradition afin qu’ils viennent purger leurs peines au bercail.

Il y aura du beau monde au prétoire à l’occasion de ce procès pour défendre les accusés, selon notre confrère L’Observateur Paalga. Luc Adolphe Tiao sera défendu par un bataillon d’avocats dont le doyen Me Titinga Frédéric Pacéré, Me Antoinette Ouédraogo et Me Armand Bouyain. Jérôme Bougouma a pour avocats me Anna Ouattara et Me Paulin Salembéré.  Me Mamadou Traoré, Me Dieudonné Bonkoungou et Me Armand Bouyain constituent le conseil du ministre Alain Edouard Traoré.

Le ministre Bongnessan Arsène Yé sera défendu par Me Dieudonné Bonkoungou et Me Armand Bouyain, tandis que Me Halidou Ouédraogo est constitué auprès de Nestorine Sangaré. Le ministre Arthur Kafando est assisté de Me Mamadou Sombié.

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