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POLITIQUE

Cinq centrales syndicales et neuf syndicats autonomes du Burkina Faso viennent en soutien au Plan national pour le développement économique et sociale (PNDES). Ce lundi 3 avril 2017, les responsables desdits syndicats étaient au cabinet du Premier ministre Paul Kaba Thiéba pour lui témoigner leur soutien et engagement à l’accompagner pour une mise en œuvre «réussie» de ce nouveau référentiel de développement économique du Burkina Faso.


La délégation syndicale conduite par Paul Kaboré au cabinet du chef du gouvernement dans l’après-midi de ce lundi était composée de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB), de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), de la Force ouvrière-Union nationale des syndicats (FO-UNS), de l’Organisation nationale des syndicats libres (ONSL), de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB), du SAIB, du Sneab, du SNESS, du Synatrapost, du Synatipb, du Synatrad, du Sysfmab, de l’UGMB et du Samab.

Afin de marquer son soutien au PNDES, le collectif a présenté une plateforme «contributive» pour la mise en œuvre «réussie» du PNDES en trois axes. L’axe un est relatif à la réforme des institutions et la modernisation de l’administration publique. A ce sujet, le collectif propose le renforcement de l’indépendance de la justice et la lutte contre l’injustice sociale et la corruption par des mesures de protection des lanceurs d’alerte et des travailleurs collaborant avec les structures de lutte contre la corruption.

Il propose aussi la prise en compte de l’indicateur de création d’emploi dans les bilans des entreprises et la veille strict au respect de la Responsabilité sociale des entreprises. Le collectif, tout en souhaitant sa participation aux structures de suivi du PNDES, suggère la mise en place d’un mécanisme permettant une valorisation des salaires et indemnités dans la fonction publique, dans le parapublic et dans le privé.

Le second axe concerne le développement du capital humain. Sur ce point, le collectif dirigé par M. Kaboré souhaite la ratification des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT). Notamment la loi N°94 sur les marchés publiques afin que le volet social y soit inclus et qu’il permette la limitation de la traite des hommes. La loi N° 189 sur le travail domestique afin de réduire l’exploitation dont est victime cette catégorie de travailleurs et travailleuses, la loi N° 181 sur la sous-traitance afin d’éradiquer définitivement l’exploitation des travailleurs et travailleuses victimes des pratiques non conforme à la législation du travail et de tout étique par les sociétés de placement.

Le collectif suggère aussi la prise en compte dans la relecture du code du travail, des questions sur le développement économique, la protection des travailleurs et l’emploi des jeunes ; l’incitation à la conclusion de conventions collectives dans les secteurs tels que le BTP, le gardiennage, l’hôtellerie etc.

L’axe trois de la plateforme contributive du collectif, porte sur la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. Il s’agit notamment de la prise de décisions fortes pour la protection de notre économie et industrie par la valorisation de la production burkinabè et une législation rigoureuse sur les importations, l’organisation des filières de production etc.

Heureux d’une telle démarche des partenaires sociaux, le Premier ministre s’est montré attentif aux propositions des syndicalistes. «C’est une démarche qui nous réconforte, nous encourage et qui renforce notre confiance pour gagner la bataille de la lutte contre la pauvreté par la mise en œuvre du PNDES», s’est réjoui Paul Kaba Thiéba. Pour le Premier ministre, «au-delà de la défense des intérêts syndicaux et corporatiste, les Burkinabè savent se retrouver pour sauver l’essentiel chaque fois qu’il s’agit d’enjeux nationales et patriotiques».

Et pourtant l’Unité d’action syndicale dit ne pas soutenir ce PNDES. Paul Kaboré rétorque que c’est la diversité qui fait vivre l’unité d’action syndicale. «C’est une unité de consensus et nous respectons le point de vue de chacun. Nous, nous avons décidé de soutenir le PNDES pour voir si nous pouvons réussir. Si nous réussissons c’est pour tout le monde et si nous perdons c’est pour tout le monde également et nous pensons réussir», a laissé entendre M. Kaboré.


Abel Azonhandé

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