Aujourd'hui,
URGENT
Ouagadougou: 3 présumés terroristes abattus, 1 capturé et plusieurs armements saisis par la gendarmerie nationale à Ragnongo
Ouagadougou: des assaillants ont été neutralisés ce 22 mai 2018 par les forces de sécurité dans un quartier périphérique de la ville 
Burkina: la Coodination des syndicats du ministère de l'économie et des finances (CS-MEF) empêchée de tenir son piquet de grève (CGT-B)
Mali: au moins douze morts à Boulikessi, près du Burkina Faso (RFI)
Afrique: le Zimbabwe a postulé pour rejoindre le Commonwealth qu’il avait quitté au début des années 2000
Burkina: Human Rights Watch dénonce des meurtres commis par des terroristes et l’armée burkinabè(rapport)
Burkina: un soldat de la GSPR tue sa copine avant de se suicider, une enquête ouverte par la gendarmerie 
Basnéré (Soum) : un catéchiste et son épouse enlevés dimanche 20 mai 2018
Niger: 17 morts lors d’une attaque à Aghay, près de la frontière malienne (RFI)
Hadj 2018: le délai des inscriptions prolongé à la fin du Ramadan (communiqué)

POLITIQUE

Invité de la Grande interview de votre magazine (Fasozine N°68, Mars-Avril 2017), Valère Dieudonné Somé redit sa foi dans la politique engagée hier par feu Thomas Sankara. Et estime, la main sur le cœur, que la réponse aux défis qui se posent à notre peuple se trouve dans la voie tracée pendant la révolution «sankarienne». Extraits.



Fasozine: De votre point de vue, quel devrait être le défi prioritaire du gouvernement?
Valère Dieudonné Somé: Il n’y a pas d’autre voie pour parvenir à surmonter les défis qui se posent à notre peuple que celle tracée sous la présidence de Thomas Sankara, en réactualisant ses combats: compter sur ses propres forces, avoir foi en l’initiative créatrice du peuple qui doit faire de la question du développement sa propre affaire, faire recours aux intelligences et aux énergies des hommes qu’il faut en les mettant aux places qu’il faut; faire de la gestion honnête et lutter contre la corruption, le clientélisme, le favoritisme. Vivre selon nos moyens et selon nos capacités et, pour ce faire, l’exemple doit venir de ceux d’en haut; mettre l’accent sur la refonte des mentalités pour faire du Burkinabè ce capital précieux et irremplaçable. (…)
 
Que ressentez-vous lorsque certaines idées défendues hier par le président Thomas Sankara, comme le port du «Faso dan fani» et le «consommer local», fleurissent à nouveau aujourd’hui?
Il faut aller au-delà du port vestimentaire, au-delà de l’identité culturelle recherchée, et voir la préservation et la modernisation de nos métiers artisanaux. Ce qui consolide notre indépendance économique en créant de l’emploi pour notre monde rural et des débouchés pour la production nationale. Or aujourd’hui, notre marché est envahi par le «dan fani» chinois. Les Chinois (de Taiwan comme de la Chine de Mao) ont perfectionné le métier à tisser et sont passés au stade de la production industrielle. Ce qui à la longue signifie la disparition de notre artisanat local. Ce qui vaut pour le «dan fani», vaut pour les autres produits artisanaux.
Il faut plutôt chercher à vulgariser cette technologie chinoise auprès de nos artisans pour qu’ils évoluent sans discontinuité. C’est cela le progrès.

Qu’est-ce qui justifie, selon vous, que des acteurs politiques de renom, se réclamant proches de feu Sankara et de ses idées, ne réussissent toujours pas à s’entendre sur l’essentiel pour constituer une véritable force politique et une alternative crédible au Burkina?
Je l’ai dit en d’autres circonstances. Le spectacle que nous offrent les dits sankaristes amènerait Thomas Sankara à dire qu’il n’est pas sankariste! Cette étiquette est devenue un label pour les trafics de tout genre. Des individus sans scrupules aucun en ont fait un fonds de commerce et un moyen de promotion politique. Mais le glas de ces dealers a sonné. Il va leur falloir changer de discours.

Si vous étiez président du Faso, que diriez-vous à vos compatriotes, que feriez-vous pour réconcilier les fils et filles du pays?
J’en appellerais à un sursaut national afin que tous les fils et filles du pays, dans une volonté commune, aillent à la réconciliation, animé chacun par la conscience d’une responsabilité partagée dans les drames et les travers qu’a connus le pays. Si nous ne sommes pas coupables, nous sommes pour le moins responsables de la situation où nous avons placé notre pays en hypothéquant son devenir.
A la jeunesse, je dirais de se départir de ses présomptions et de savoir qu’il est plus facile de détruire que de construire.
À tous, je dirais de sortir de leur torpeur et d’impliquer leur personne dans cette quête d’un nouveau départ. Comme disait Norbert Zongo, «le pire ce n’est pas la méchanceté des hommes mauvais, mais le silence des hommes biens». (…)

Interview intégrale à lire dans Fasozine N°68, Mars-Avril 2017, actuellement en vente dans vos kiosques

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Des mots pour le dire...

Sondage

Le gouvernement annonce la tenue régulière du conseil des ministres dans les différentes régions du Burkina. Selon vous, c'est une décision:

Rejoins-nous sur Facebook

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé