Aujourd'hui,
URGENT
Kenya: la Cour suprême valide la réélection d'Uhuru Kenyatta
Zimbabwe : Robert Mugabe destitué de la présidence de son parti, la Zanu-PF.
Nécro : décès ce 18 novembre à Abidjan de Youssouf Ouédraogo, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères.
Filo 2017: la 14e édition placée sous le thème "livre et lecture dans le cadre familial"(23 au 26 novembre)
Zimbabwe: Le président Robert Mugabe a fait sa première apparition publique depuis le coup de force de l'armée
Burkina Faso: Blaise Compaoré sort de son silence et dément tout lien avec les terroristes basés au Sahel 
Soum: au moins 6 morts dans une nouvelle attaque ce vendredi 17 novembre
Filo 2017: rapprocher le livre du cadre familial
Léo: une personne tuée, 8 millions de FCFA et du matériel militaire emportés dans un braquage (AIB)  
UACO 2017: Les échanges porteront sur les médias sociaux et la formation des opinions en Afrique ( du 16 au 18 novembre)  

MONDE

Le pasteur Patrick Mugadza été arrêté par la police le lundi 16 janvier, sans doute pour avoir annoncé la mort prochaine du président zimbabwéen Robert Mugabe. En effet, au cours d’une conférence de presse qu'il a animée le jeudi dernier, le pasteur est même allé jusqu'à préciser que cette mort surviendra le 17 octobre 2017.

 

Aux dires de son avocat, Patrick Mugadza a dans un premier temps été inculpé pour « atteinte à l’autorité du chef de l’État », avant d’être finalement arrêté pour «insulte vis-à-vis de personnes pratiquant une religion ». Le moins que l'on puisse dire, c'est que le pasteur Mugadza fait partie des figures de la société civile à la pointe de la contestation anti-Mugabe. Il a d’ailleurs déjà été jugé pour avoir arboré sans autorisation le drapeau national, un délit au Zimbabwe depuis que ce symbole a été utilisé par des manifestants anti-Mugabe en 2016.

Rappelons qu'en 2015 aussi, Patrick Mugadza avait été arrêté pour avoir, semble-t-il, défié le chef de l’État lors d’un congrès de la Zanu-PF (le parti au pouvoir). A l'occasion de ce congrès en effet, le pasteur a brandi une pancarte sur laquelle l’on pouvait lire : « Les gens souffrent, Monsieur le président ». Il entendait ainsi faire allusion certainement à la crise économique que traverse le Zimbabwe depuis une quinzaine d’années.

L'autre sortie publique hostile au président Mugabe, tient à l'accrochage – à l'occasion de la fête d'indépendance en avril dernier - d'un sermon à un lampadaire à Harare (la capitale du pays), façon pour lui de symboliser le manque de liberté au Zimbabwe.   A noter qu'en décembre dernier, Robert Mugabe au pouvoir depuis 1980 et qui aura 93 ans en février, a été investi – par son parti - comme candidat à la présidentielle de 2018.