Aujourd'hui,
URGENT
G5 Sahel: 414 millions d'euros  annoncés pour la force conjointe du G 5 Sahel à l'issue de la conférence de haut niveau
Burkina: le directeur provincial de la police nationale du Ziro suspendu et placé sous mandat de dépôt pour affaires de mœurs (Police)
Burkina: 15 380 kg de cannabis saisis entre novembre 2017 et février 2018 (Douanes).
Culture: Ouagadougou va abriter du 27 février au 1er mars 2018 la première édition du Festival panafricain de la Série"Séries Séries" 
Israël: 750 migrants africains menacés d'expulsion en grève de la faim (RFI)
Football: Le RCK éliminé de la ligue africaine des champions après sa défaite 2 à 0 à Libreville
Football: L’EFO éliminé de la Coupe de la Confédération après sa défaite 1 à 0 contre l’Olympic Star FC du Burundi
Burkina: le journaliste Mahamadi Tiegna nommé directeur général des Editions Sidwaya (Conseil des ministres)
Burkina: Le journaliste Pascal Yemboini Thiombiano nommé  directeur général de la radiodiffusion télévision du Burkina
Mali: deux soldats français tués et un blessé dans l'explosion d'une mine artisanale (RFI)

MONDE

Le pasteur Patrick Mugadza été arrêté par la police le lundi 16 janvier, sans doute pour avoir annoncé la mort prochaine du président zimbabwéen Robert Mugabe. En effet, au cours d’une conférence de presse qu'il a animée le jeudi dernier, le pasteur est même allé jusqu'à préciser que cette mort surviendra le 17 octobre 2017.

 

Aux dires de son avocat, Patrick Mugadza a dans un premier temps été inculpé pour « atteinte à l’autorité du chef de l’État », avant d’être finalement arrêté pour «insulte vis-à-vis de personnes pratiquant une religion ». Le moins que l'on puisse dire, c'est que le pasteur Mugadza fait partie des figures de la société civile à la pointe de la contestation anti-Mugabe. Il a d’ailleurs déjà été jugé pour avoir arboré sans autorisation le drapeau national, un délit au Zimbabwe depuis que ce symbole a été utilisé par des manifestants anti-Mugabe en 2016.

Rappelons qu'en 2015 aussi, Patrick Mugadza avait été arrêté pour avoir, semble-t-il, défié le chef de l’État lors d’un congrès de la Zanu-PF (le parti au pouvoir). A l'occasion de ce congrès en effet, le pasteur a brandi une pancarte sur laquelle l’on pouvait lire : « Les gens souffrent, Monsieur le président ». Il entendait ainsi faire allusion certainement à la crise économique que traverse le Zimbabwe depuis une quinzaine d’années.

L'autre sortie publique hostile au président Mugabe, tient à l'accrochage – à l'occasion de la fête d'indépendance en avril dernier - d'un sermon à un lampadaire à Harare (la capitale du pays), façon pour lui de symboliser le manque de liberté au Zimbabwe.   A noter qu'en décembre dernier, Robert Mugabe au pouvoir depuis 1980 et qui aura 93 ans en février, a été investi – par son parti - comme candidat à la présidentielle de 2018.