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MONDE

L’attaque d’un village par une milice qui s’est soldé par au moins 134 morts dans le centre du pays a conduit le chef de l’Etat malien à limoger des chefs militaires. 

Au Mali, c’est un véritable massacre qui a eu lieu, au matin du samedi 23 mars 2019 au centre du pays. Des hommes armés habillés en chasseurs traditionnels ont fait irruption dans le village d'Ogossagou. Les assaillants se sont ensuite dirigés vers le village de Welingara, deux kilomètres plus loin, et ont tué les habitants qu'ils ont trouvés sur place. Le dernier bilan fait état d'au moins 135 morts. C’est le pire massacre depuis la fin des principaux combats contre les djihadistes. 

Le président du pays, Ibrahim Boubacar Kéita, a convoqué dimanche un conseil extraordinaire des ministres qui a pris des mesures. «Le président de la République, a réuni le conseil des ministres aujourd’hui en session extraordinaire pour prendre un certain nombre de décisions relatives aux derniers développements que la situation sécuritaire a notamment enregistré. C’est ainsi que nous avons procédé à la dissolution de l’Association Dan na Ambassagou. Et pour indiquer clairement aux uns et autres que la protection de populations reste et restera le monopole de l’Etat, et pour inviter d’une manière encore plus ferme nos services, nos Forces à faire respecter de manière vigoureuse les différentes directives qui ont été données à savoir l’interdiction de circulation des engins à deux roues et des véhicules sur un certain nombre d’axes qui avaient été déterminés, et de désarmer de manière active toute personne qui ne devrait pas être armée», a expliqué à l’issue du conseil, le Premier ministre malien. 

Le conseil a, dans la foulée, procédé à la nomination de nouveaux chefs militaires, notamment un nouveau chef d’Etat-major général des armées et un chef d’Etat-major de l’armée de terre. Il s’agit, explique le chef du gouvernement, de «consolider les acquis qui ont été déjà enregistrés et de donner un second souffle à nos forces afin qu’elles soient davantage à la hauteur des attentes des populations, des autorités, à commencer par le chef suprême des Armées et qu’elles puissent faire face de manière plus adéquate aux défis nombreux et complexes qu’elles affrontent sur le terrain en consolidant un certain nombre de principe de fonctionnement et en essayant de remobiliser encore plus nos forces.» 

Une délégation de ministres et de responsables militaires maliens s’est par ailleurs rendue dimanche à Ogossogou. Comprenant plusieurs ministres, dont ceux de la justice et de la santé, et des responsables militaires, la délégation est arrivée en fin de matinée sur les lieux de l’attaque dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso.

 

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Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

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