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Burkina: l'Assemblée nationale va financer la construction du siège du CFOP (Alassane Bala Sakandé)

MONDE

La Commission de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) entend privilégier le processus diplomatique conduit par le président nigérian pour un abandon paisible du pouvoir par Yahya Jammeh.


Mais ce processus sera remplacé par une intervention militaire après le 19 janvier prochain, si le président sortant Jammeh persiste dans son refus de céder le pouvoir à l'élu Adama Barrow. C'est du moins, ce qu'a annoncé Marcel de Souza, le président de la Commission de la CEDEAO. En effet, dira Marcel de Souza, «Nous souhaitons que le processus de médiation entamé autour du président nigérian Muhammadu Buhari aboutisse, mais nous n’excluons pas une intervention armée si Yahya Jammeh ne libère pas le pouvoir avant la date fixée ».

Et de préciser, « Nous avons actuellement une force placée en attente, composée de 8 000 hommes mis en alerte. Si celle-ci devait agir pour faire respecter la volonté du peuple gambien, elle serait sous le commandement du Sénégal ». Cette nouvelle démarche s'inscrit en droite ligne de la volonté des chefs d'Etat de la Cedeao qui tiennent à faire respecter les implications de l'élection d'Adama Barrow.

Avec cette nouvelle forme de menace, l'organisation de la pression sous régionale et internationale sur Yahya Jammeh se précise davantage, alors ce dernier n'entend pas céder le pouvoir tant que la Cour constitutionnelle n'aura pas déclaré – le 10 janvier - sa perte à l'élection présidentielle dont il conteste les résultats qu'il a initialement acceptés, ou tant qu'il n'aura pas perdu à une nouvelle élection présidentielle.

Pour sa part, le président de la Commission électorale gambienne appelle au calme : « Le camp d’Adama Barrow doit désormais éviter d’alimenter encore plus les tensions et les menaces de poursuites, de faire preuve de patience. Nous sommes déterminés à faire respecter la Constitution et l’élection d’Adama Barrow ». Et c'est justement dans le sens de ce respect – de la Constitution et des résultats de l'élection du 1er décembre - que la Cedeao menace de bander les muscles s'il le faut.

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