Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: la CS-MEF reconduit son mot d’ordre de grève du 25 au 29 juin 2018
Indonésie: le prédicateur extrémiste Aman Abdurrahman condamné à mort (RFI)
RDC: les Etats-Unis annoncent des sanctions contre des officiels congolais
Ouagadougou: plus de 200 blogueurs et web-activistes venus d’une quarantaine de pays sont actuellement en sommet du 22 au 23 juin
Burkina: le président du Faso a décidé d'institutionnaliser le Forum national des personnes vivant avec un handicap
Cameroun: 81 policiers et militaires tués dans la crise anglophone (RFI)
Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti

MONDE

Le leader historique souffrait depuis deux ans d'un cancer du colon, il s'est éteint ce mercredi 14 février soir dans un hôpital de Johannesburg. Son décès a été annoncé sur Twitter par le vice-président de son parti, le MDC.

Pendant plus de quinze ans, Morgan Tsvangirai a symbolisé la lutte contre Robert Mugabe. L'opposant n'aura survécu que trois mois après la démission du père fondateur du Zimbabwe.

Son combat a d'abord été syndical. Fils de maçon, Morgan Tsvangirai s'était tenu à l'écart de la lutte armée. Mais après l'indépendance, il a gravi tous les échelons syndicaux. Devenu secrétaire général du congrès des syndicalistes zimbabwéens en 1988, il fait son premier séjour en prison l'année suivante. A l'époque, il est accusé par le régime de Robert Mugabe de travailler pour les services sud-africains. Quelques mois après avoir fondé son parti, le Mouvement pour le changement démocratique, Morgan Tsvangirai confirme son statut d'opposant sérieux en 2000, puisqu'il arrache le non à un référendum qui devait renforcer les pouvoirs de Robert Mugabe. Le MDC devient cette année-là la deuxième force politique du pays, talonnant de près la Zanu-PF aux législatives.

Malgré les passages à tabac, les emprisonnements, Morgan Tsvangirai sera de toutes les présidentielles. En 2008, il sera même vainqueur au premier tour mais renonce à concourir au second tour pour préserver ses partisans d'une répression sanglante, dira-t-il. En 2009, il accepte même de devenir Premier ministre. Le pays est alors plongé dans une crise sans précédent, avec un taux d'inflation de plus de 1600%. La cohabitation durera cinq ans et laissera l'opposant affaibli politiquement.

RFI