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Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

MONDE

Le leader historique souffrait depuis deux ans d'un cancer du colon, il s'est éteint ce mercredi 14 février soir dans un hôpital de Johannesburg. Son décès a été annoncé sur Twitter par le vice-président de son parti, le MDC.

Pendant plus de quinze ans, Morgan Tsvangirai a symbolisé la lutte contre Robert Mugabe. L'opposant n'aura survécu que trois mois après la démission du père fondateur du Zimbabwe.

Son combat a d'abord été syndical. Fils de maçon, Morgan Tsvangirai s'était tenu à l'écart de la lutte armée. Mais après l'indépendance, il a gravi tous les échelons syndicaux. Devenu secrétaire général du congrès des syndicalistes zimbabwéens en 1988, il fait son premier séjour en prison l'année suivante. A l'époque, il est accusé par le régime de Robert Mugabe de travailler pour les services sud-africains. Quelques mois après avoir fondé son parti, le Mouvement pour le changement démocratique, Morgan Tsvangirai confirme son statut d'opposant sérieux en 2000, puisqu'il arrache le non à un référendum qui devait renforcer les pouvoirs de Robert Mugabe. Le MDC devient cette année-là la deuxième force politique du pays, talonnant de près la Zanu-PF aux législatives.

Malgré les passages à tabac, les emprisonnements, Morgan Tsvangirai sera de toutes les présidentielles. En 2008, il sera même vainqueur au premier tour mais renonce à concourir au second tour pour préserver ses partisans d'une répression sanglante, dira-t-il. En 2009, il accepte même de devenir Premier ministre. Le pays est alors plongé dans une crise sans précédent, avec un taux d'inflation de plus de 1600%. La cohabitation durera cinq ans et laissera l'opposant affaibli politiquement.

RFI