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MONDE

Ils sont les 890 000 électeurs attendus entre 8 heures et 17 heures dans 1 400 bureaux de vote ce jeudi 1er décembre, à l’occasion d’une élection présidentielle. Mais à la différence des précédentes fois où ils mettaient des bulletins de vote dans les urnes, ils devront exprimer leur choix au moyen de billes.

 

Un choix à faire entre le président sortant Yahya Jammeh au pouvoir depuis 22 ans, Mama Kandeh qui est un ancien député, et l’homme d’affaire Adama Barrow.  Le premier concurrent – cité – de Yaya Jammeh, représente le Congrès démocratique de Gambie (GDC), un parti récemment créé. Ex-député de l’APRC, il est soupçonné d’être un homme lige du régime. Le second, Adama Barrow, s’affiche en principal challenger de Jammeh.

Cet homme d’affaires discret de 51 ans, qui a fait carrière dans l’immobilier, a été désigné comme candidat unique de l’opposition fin octobre. Il était jusqu’alors trésorier du Parti démocrate unifié (UDP), la principale formation de l’opposition gambienne, dont il a préféré démissionner afin de mieux représenter l’ensemble des partis qui soutiennent sa candidature.

Pour exprimer le choix entre ces trois, chaque électeur dépose une bille dans l’un des trois bidons de couleurs différentes qui représentent chacun un candidat. Une fois que la bille est introduite, elle fait retentir une petite sonnette à l’intérieur du bidon, attestant ainsi de l’effectivité réussie du vote. Une sonnette similaire à celle de bicyclette. D’où l’interdiction de vélo dans un rayon de 500 mètres des bureaux de vote pour éviter toute confusion.

Selon le président de la commission électorale indépendante, Aliou Momarr Njai, il s’agit d’un système « libre, juste et transparent », avec lequel « Personne ne peut tricher » et qui n’est surpassé par « aucun système » dans le monde pour le moment. A en croire M. Njai, c’est système qui ne coute pas cher et qui en plus, permet aussi à tous ceux qui ne savent pas lire de participer au scrutin.

Une autre nouveauté, c’est que les urnes scellées ne seront pas acheminées au niveau national mais décomptées sur place dans les bureaux de vote.

En plus des représentants des candidats, des experts de l’Union africaine assurent la supervision du scrutin. Et les premières tendances sont attendues dans la nuit de jeudi à vendredi.

A noter que la Gambie n’a connu que deux présidents en un demi-siècle : le « père de la Nation » Dawda Jawara et Yahya Jammeh, porté au pouvoir par un coup d’État en 1994.