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MONDE

Accusés d’agressions sexuelles et de participation à des trafics, les 629 soldats envoyés par Brazzaville au sein de la Minusca (la Mission onusienne en Centrafrique), actuellement basés à Berberati, vont être renvoyés chez eux.


Il s’agit d’un rapatriement forcé qui intervient après un rapport accablant visant le contingent congolais. Le responsable de la Minusca auteur du rapport avait pointé de très nombreuses accusations d’agressions sexuelles portées à l’encontre des hommes basés à Berberati. Ce rapport révèle également des manquements dans la discipline et des trafics – notamment de carburants – à l’œuvre au sein de cette base militaire.

A noter que ce contingent de la force onusienne a déjà fait l’objet – depuis le début de l’année – de six de « blâmes » de la part du général sénégalais Balla Keita, commandant de la Minusca. Et dans une note confidentielle adressée en début mai dernier au général Carlos Humberto Loitey, conseiller auprès du secrétaire général de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, le général Balla Keita notait que « malgré le rapatriement du précédent commandant de bataillon, il n’y a eu aucune amélioration du comportement du bataillon congolais ».

En effet, au cours de 2016, 120 soldats de ce même contingent ont été renvoyés à Brazzaville suite à des allégations d’agressions sexuelles sur au moins sept victimes, dont six enfants. Les éventuelles mesures prises par la hiérarchie militaire congolaise semblent n’avoir été ni assez fortes, ni assez rapides. Du reste, relève le général Balla Keita, « La situation s’est détériorée au point qu’on ne peut plus faire confiance à ce bataillon en raison de son mauvais commandement, de son manque de discipline et de ses déficiences opérationnelles ».

A noter que la Minusca compte 10 000 soldats déployés en République centrafricaine et 2 000 personnels civils. Les 629 hommes basés à Berberati étaient la seule contribution de Brazzaville à cette force des Nations unies.