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Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 

ENVIRONNEMENT

Selon une source proche de la Coalition pour la Protection du Patrimoine génétique africain (Copagen) et du Collectif citoyen pour l’Agroécologie (CCAE), le lâchage-test des moustiques génétiquement modifiés, projet piloté par Target Malaria, serait prévu pour ce lundi 1er juillet 2019 dans le village de Bana, localité située dans l’arrondissement 7 de la commune de Bobo Dioulasso. Une opération confirmée par Target Malaria contacté par Fasozine.

Joint par Fasozine, l'un des responsables de Target Malaria a confirmé le lâchage-test des moustiques génétiquement modifiés pour ce lundi. Mais le projet a émis juste quelques réserves. Selon ses explications, le lâchage doit obéir à deux conditions: celle d'insectarium et celle météorologique. Les deux conditions doivent être réunies pour opérationnaliser ledit lâchage. Si tout se passe bien donc, les moustiques génétiquement modifiés vont se retrouver dans l'environnement.

La Copagen et le CCAE ne sont pas favorables à cette expérience et surtout à ce lâchage de moustiques génétiquement modifiés en milieu ouvert. L’organisation estime que « cette expérience est en totale négation de l’éthique de la vie humaine et en violation de loi et convention nationale et internationale dont le Burkina Faso est signataire ». 

Au cours d’un point de presse en avril 2018, Aline Zongo, point focal du Copagen au Burkina, avait indiqué que toutes les conditions sécuritaires et sanitaires n’étaient pas réunies pour cette phase du projet. Elle avait surtout « invité le gouvernement burkinabè à s’inscrire dans l’approche précaution telle que préconisée par le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques » et avait « exhorté l’agence nationale de biosécurité à surseoir à l’examen de la demande d’autorisation du lâcher des moustiques mâles stériles, en attendant que des réponses définitives et rassurantes soient apportées à toutes les interrogations ».

Ce 30 juin, à la veille du lâchage-test,  la Copagen et le CCAE ont tiré une fois de plus la sonnette d’alarme afin que cette opération soit stoppée. Au cas où le lâchage interviendrait, notre source a indiqué que la Copagen et ses organisations sœurs tiendront l’Etat burkinabè et Target Malaria responsables « de toute situation de dégradation de la santé humaine, animale et sur l’environnement (…) consécutive aux tests menés en milieu ouvert » Outre cela, elles saisiront les juridictions compétentes « sur le non-respect des dispositions relatives à l’évaluation des risques biotechnologiques ».

En avril 2018, Target Malaria avait réfuté les accusations portées contre lui par la Copagen et les autres organisations. Pour les acteurs du projet Target malaria, leur travail s’inscrit dans les normes des standards internationales. Aussi, le projet travaille autours de trois piliers: l’engagement des parties prenantes, la réglementation et la recherche scientifique. 

A cette période, les équipes de Target malaria menaient des études en milieu confiné au laboratoire « sur les caractéristiques et les comportements des moustiques anophèles génétiquement modifiés dont les mâles sont fonctionnellement stériles et auto-limitatifs.» Et selon les chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), « leur stérilité est induite par une modification génétique ne pouvant être transmise à la génération suivante puisqu’ils sont  stériles ». Le coordonnateur du projet avait alors précisé que leurs recherches étaient placées sous le contrôle de l’Agence nationale de biosécurité. Et c’est cette structure qui a le dernier mot sur la mise en pratique de la technologie.

 

 

 

 

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