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Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC

ENVIRONNEMENT

Sous l’initiative du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, il s’est tenu une séance de travail le 9 février 2018 entre les ministres et cadres des ministères de l’eau et de l’assainissement, des mines et carrières et des finances. Cette rencontre avait pour but d’analyser les mesures à prendre en vue de rendre accessible l’eau potable aux populations des quartiers périphériques de la ville de Ouagadougou.


L’approvisionnement en eau potable des quartiers périphériques et péri urbains de la ville de Ouagadougou, était à l’ordre du jour au cours d’une rencontre ayant réuni autour du Premier ministre des membres du gouvernement et autres cadres de certains ministères. Il s’est agi au cours des échanges de faire le point en amont, afin d’enregistrer par la suite des mesures immédiates et en cours, à  en croire Ambroise Niouga Ouédraogo, ministre de l’eau et de l’assainissement.   
Pour ce qui est de l’état des lieux, celui-ci confie : « il y a un certain nombre de forages que nous avons entamés au niveau des quartiers périphériques de Ouagadougou. On va faire le point sur l’état d’avancement et voir comment cette incidence peut se répercuter sur la possibilité d’accès à l’eau dans ces quartiers ».
Par ailleurs, l’autre revers de la médaille présente la faible pression dans certaines zones pour ce qui est du réseau de l’Office nationale de l’eau et de l’assainissement (Onea). Là-dessus, Ambroise Ouédraogo estime que pour pallier à ce déficit, il a été élaboré un projet qui consiste à la mise en place des points d’injection d’eau (PIE). Un dispositif qui viendra « renforcer le débit de l’eau, parce que les prélèvements seront plus importants afin de permettre aux populations d’accéder plus facilement à l’eau », laisse-t-il entendre.
Aussi, c’est dans ce même élan qu’il fait savoir qu’il sera procédé à  l’examen des phases qui restent pour le projet Ziga II. A cet effet, il est à noter qu’une phase est planifiée jusqu’en fin 2018, tandis qu’une autre, à savoir la dernière est planifiée pour fin 2019. « C’est qu’on a appelé la branche nord et la branche sud, qui va se concrétiser par la finition de la construction de deux châteaux d’eau et de deux barrages et aussi par la mise en place et la pose de réseaux de canalisation de 5220 km » affirme le ministre en charge de l’eau.  
« Aujourd’hui, nous sommes engagés sur l’exécution de 43 forages dans les quartiers périphériques. Sur ce nombre de forages, le taux d’exécution est d’environ 42%. Nous allons voir comment accélérer ça pour finaliser ces travaux de construction de forages. Cette lenteur dans l’exécution desdits travaux s’expliquent par le fait qu’à cause des problèmes géologiques dans la ville de Ouagadougou, on n’a pas de l’eau partout ». Explique M. Ouédraogo.  
Cependant, quant à la question de l’injection, le ministre ne manque pas de signaler l’existence de difficultés à ce niveau aussi. Ici, c’est le manque d’énergie dans certaines zones qui est mis en cause. Pour y remédier, Ambroise Ouédraogo estime que « nous sommes obligés de mettre de l’énergie solaire et ça c’est beaucoup plus cher. Donc avec le budget disponible, on n’est pas sûr de réaliser le nombre de forages prévus (…) Nous pensons que véritablement quand nous finirons de mettre en œuvre le projet Ziga II, ça sera la fin des pénuries d’eau à Ouagadougou. Et théoriquement, c’est pour une échéance jusqu’à 2030 ».
Toutefois, les discussions se poursuivent et des ajustements sont apportés à ces différents sujets évoqués par le ministre en charge de l’eau. Selon lui, ces dispositions visent à ce qu’au plus tard « d’ici mars 2018, les phases immédiates soient disponibles » Cependant, il se veut rassurant à l’endroit des populations. C’est à juste titre qu’il confie que des efforts sont entrepris de part et d’autre pour l’atteinte des objectifs fixés. « Là où nous pourrons comprimer les délais, on va le faire (…) Soyez sûrs, nous sommes tous engagés. On mène tous le même combat, on a tous le même souci. Tout ce que nous pourrons faire pour accélérer la mise en place de ces infrastructures pour permettre à la population particulière de Ouagadougou, d’accéder convenablement à l’eau potable, nous allons le faire », lance-t-il.      


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