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Politique: Roch Marc Christian Kaboré échangera jeudi avec l’opposition politique burkinabè sur des questions d’intérêts nationaux. 
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Média: La radio demeure le canal d’information préféré des Burkinabè (58%)
Média: Savane FM, Oméga FM et RNB, les radios les plus écoutées à Ouagadougou (étude)
Kantchari: Un mort et une centaine de déplacés dans un conflit inter-communautaire (AIB)

ENVIRONNEMENT

Ce 17 juin 2017, comme chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de Lutte contre la Désertification et la sécheresse. Initiée par les Nation Unies, elle vise à rappeler les dangers de la désertification et de la sécheresse en vue de sensibiliser davantage l'opinion publique sur les efforts nationaux et internationaux à entreprendre pour combattre le fléau.


Le Burkina Faso, pays sahélien au climat essentiellement semi-aride et sub-humide sec, est plus que jamais confronté à des conditions agro-écologiques relativement difficiles en raison de la péjoration climatique et de la pression anthropique croissante. Selon les résultats d’une récente étude, on constate que 5.16 millions d’hectares de terres se sont dégradés entre 2002 et 2013 soit 19% du territoire national. Ce qui correspond à une dégradation annuelle de 470 000 hectares. Plusieurs causes ont été identifiées, notamment la surexploitation des ressources naturelles pour la satisfaction des besoins primaires (l’agro-sylvo-pastoralisme), l’insécurité foncière, l’éducation et l’accès aux connaissances, les pressions migratoires et les conditions défavorables sur les marchés internationaux.

Chaque célébration annuelle de la journée mondiale a un thème différent. Pour cette année, la communauté internationale a choisi le thème : « Notre Terre, Notre Maison, Notre Futur».

Ce thème invite à se pencher sur le lien entre la dégradation des terres et la migration en démontrant comment les communautés locales sont résilientes sur leurs terres à travers la lutte contre la désertification et la gestion durable des terres. La migration environnementale est devenue aujourd’hui, l'un des plus grands défis des politiques de ce siècle. A l'heure actuelle, il y a environ 50 millions de réfugiés environnementaux dans le monde et l’Afrique de l'Ouest, en particulier, est l'une des sous-régions les plus touchées par la migration. Beaucoup de migrants de cette zone ont été  forcés de quitter leurs terres et leurs maisons à cause de la dégradation des terres, de l'insécurité alimentaire et de la pénurie d’eau.

Le thème de cette journée rappelle à chacun que la terre saine et productive est la ressource essentielle pour la vie car elle est source de sécurité alimentaire et humaine, de création d’emplois locaux durables et de stabilité dans les zones affectées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS).  C’est en cela que la lutte contre la DDTS assure le bien-être et la résilience des communautés locales en jouant un rôle majeur en tant que frein aux flux migratoires à l'intérieur et en dehors de l'Afrique de l'Ouest.

Cette année, la célébration au plan mondial de la journée a été accueillie par le Burkina Faso exceptionnellement le 15 juin dernier. Elle a connu la participation de SEM Roch Marc Christian  KABORE, Président de la République, chef de l’Etat, assisté de ses pairs des Républiques Sœurs du Mali Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, du Niger Monsieur Mahamadou ISSOUFOU, et de Madame Monique BARBUT, Secrétaire Exécutive de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification. Cette célébration a été l’occasion pour notre pays de réaffirmer sa volonté politique de s’engager pour la lutte contre la désertification et la dégradation des terres.

La lutte contre la désertification doit aussi s’inscrire dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD15 qui consiste à atteindre d’ici à 2030 un monde neutre en termes de dégradation des terres, c’est‐à-dire un monde où la quantité des terres remises en état serait égale ou supérieure à celle des terres dégradées chaque année.

Cent huit (108) pays dont le Burkina Faso se sont engagés à définir leurs cibles nationales volontaires afin d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici à 2030. Le Burkina Faso s’engage à travers la restauration d’ici à 2030, de 5 millions d’hectares de terres dégradées et la prévention de la dégradation dans les terres non-dégradées.
A l’occasion de cette journée, j’appelle à la coopération et la solidarité entre tous les acteurs, du secteur public comme du secteur privé, des ONG, des fondations et des gens de bonne volonté à soutenir pour aider à réaliser la neutralité en matière de dégradation des terres afin de construire un avenir de dignité humaine et des opportunités pour tous par la création d’emplois verts décents pour la réduction de la faim et de la pauvreté dans notre pays.

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