Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

ECONOMIE

L’Afrique sera à l’honneur à Bruxelles, du 29 au 30 octobre prochain, lors de la 7ème édition du Rebranding Africa Forum. Cette édition, qui se déroule en présentiel et en virtuel, va se pencher sur "Les opportunités de la révolution numérique pour l'Afrique". 

Le Rebranding Africa Forum (RAF) est devenu, au fil des ans, un rendez-vous prisé, la manifestation économique la plus prestigieuse à Bruxelles. La 7e  édition, qui se tient du 29 au 30 octobre dans la capitale Belge, va regrouper des personnalités du monde  financier et scientifique travaillant ou susceptibles de travailler dans le domaine du numérique, des décideurs politiques, des firmes et les principaux acteurs économiques et des acteurs de la société civile. Ils vont échanger sur le thème: "Les opportunités de la révolution numérique pour l'Afrique". 

"De la quasi-absence de connexion à la téléphonie 4G, en quelques années seulement, l’Afrique a fait «un grand bon avant technologique» et réussi un véritable saut numérique", constate l'équipe d'organisation du RAF, se basant sur un rapport de la Banque mondiale. "Avec un taux moyen de progression annuel de 7 %, l’Afrique dépassera en effet le milliard d’utilisateurs de téléphones portables au cours de cette année. Les ménages qui possèdent un téléphone portable ou mobile sur le continent sont désormais plus nombreux que ceux qui ont accès à l’électricité ou encore à l’eau potable", ajoute le rapport de la Banque mondiale. Avant de préciser que le nombre d’abonnés à des plateformes numériques (films à la demande, musique, etc.) estimé à 680 millions fin 2018, devrait connaître la même trajectoire croissancielle, autant que les revenus annuels issus de l’e-commerce qui devraient passer à 75 milliards de dollars en 2025, soit dix fois plus qu’en 2014.

De belles perspectives donc, qui ne doivent pas occulter le fait que l’Afrique demeure le continent le moins connecté au monde, avec seulement 32 % de pénétration (21 des 25 pays les moins connectés étant africains), et de très grandes disparités de connexion d’une région à l’autre et à l’intérieur même des pays. "Combler ce fossé numérique est un défi majeur qui requiert des investissements importants (Seulement 1 % des 500 milliards investis par les banques de développement a été consacré aux NTIC ces dernières années) et des actions à tous les niveaux, national, régional et continental."

Pour cela, il faut des mesures audacieuses qui peuvent aller de l’amélioration et de l’harmonisation du cadre politique et réglementaire à l'adoption d'une fiscalité numérique intelligente, aux financements innovants et accessibles, en passant par la vulgarisation de la culture numérique afin de palier l’illectronisme (analphabétisme numérique), etc. 

Autant de défis qui, paradoxalement, indiquent l’ampleur et la diversité des opportunités d’investissements dans le secteur numérique en Afrique. Un secteur dont la crise de la Covid-19, qui est loin d’être la dernière du genre, a montré à quel point il était vital pour toute société moderne.

La population qui va doubler d’ici 2050 pour atteindre quatre milliards à l’horizon 2100, ce qui fait de ce continent une incommensurable réserve de croissance qui, en l’occurrence, affole les compteurs lorsqu’il s’agit des perspectives de gains dans les différentes branches de l’économie numérique.

Alors même que la révolution  n’en est encore qu’à ses débuts sur le continent. Pour réussir la révolution numérique riche de promesses pour le continent africain, il faut des actions fortes, concertées et innovantes. C'est pour échanger autour des meilleurs moyens d'y parvenir, que le 7e RAF va regrouper à Bruxelles les firmes et principaux acteurs économiques, financiers et scientifiques opérant ou susceptibles d’opérer dans le secteur numérique, des investisseurs, des décideurs politiques, des acteurs de la société civile, entre autres acteurs désireux ou à même d’accompagner la révolution numérique en cours sur le continent.

Les échanges auront lieu autour de deux panels. Le premier thème porte sur les réseaux sociaux numériques en Afrique : enjeux éthiques, politiques et socioéconomiques. "Ce panel planchera sur les principales questions éthiques que soulèvent le développement et l’ouverture de ces plateformes alternatives d’expression publique, leur impact politique dans nos sociétés, notamment en termes de mobilisation sociale et de dynamisation démocratique", expliquent les organisateurs. Il s’agira ensuite de mettre en exergue qu’elles recouvrent pour le continent, et qui s’en dégagent.

Le deuxième panel a pour thème, « La révolution numérique en Afrique : état des lieux et opportunités d’investissements ». Il permettra de faire l’état des lieux « de la révolution numérique » en Afrique mais aussi de faire ressortir l’impact de cette révolution dans les différents secteurs dans lesquels, elle intervient. L’autre objectif de ce second panel est de faire ressortir les avantages, les défis et les perspectives d’investissements grâce à cette révolution numérique dans les domaines des finances, de l’économie, de l’éducation, de la formation, de la science, de la santé, la bonne gouvernance etc. A en croire le comité d’organisation, la question du financement des infrastructures numériques sera traitée avec une attention particulière.

Si l'on en croit la liste des panélistes, les échanges promettent d'être fructueux. En effet, sont attendues des personnalités comme l'ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, Serges Ekue, le président de la BOAD, George Donkor, président BIDC, Pierre Yves Dermagne, vice premier ministre en charge de l'économie de Belgique, André Flahute, ministre d'Etat Belge...

Des personnalités du gouvernement burkinabè effectueront aussi le déplacement: Hadja Ouattara, ministre de l'économie numérique du Burkina, Seni Ouédraogo, ministre de la  Fonction publique, Lassané Kabore, ministre de l'Economie et des Finances. 

 

 

Il y aura des temps forts comme le "Burkina Rise day", l'"Innovation Time", le Forum avec trois panels et la traditionnelle cérémonie des Rebranding Africa Awards au cours de laquelle seront récompensées des personnalités de premier plan qui, par leurs actions quotidiennes dans leurs domaines d'intervention respectifs, tracent les sillons du développement et amènent les autres à changer leur regard sur notre continent.

 

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