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©Mouhamadou Birom Seck / CICR

ECONOMIE

Le collectif des ex-employés de la Société des mine de Belahourou (SMB) sont mécontent. Lors d'une Assemblée générale le mardi 12 novembre dernierà Ouagadougou, ils ont fait cas de la situation dans laquelle ils vivent depuis 30 mois suite à l'arrêt de l'activité de la mine. Suite à cette AG, les travailleurs de ladite mine ont adressé une correspondance à leur ministre de tutelle.


Les ex-travailleurs de la SMB ont donné de la voix pour exprimer leur ras-le-bol suite à la décision du Tribunal du travail qui a tranché en leur faveur. Le porte-parole du collectifs, Honoré Paré a fait savoir que le 16 octobre dernier, le Tribunal du travail a rendu son verdict sur le différend qui les oppose à leur ancien employeur relatif à la rupture de leurs contrats. Selon lui, ledit Tribunal a conclu qu'il y a ''bel et bien'' eu une rupture de contrat du fait de l'employeur et par conséquent, ''condamnait la SMB à payer les droits légaux ainsi que les dommages et intérêts aux ex-employés qu'ils sont''.

Ils ont sollicité l'implication du ministère en charge des Mines et des Carrières par une correspondance pour un aboutissant diligent de leur dossier afin que le paiement de leurs droits se fasse dans des meilleurs délais car, avance le porte-parole, ''étant dans des difficultés financières depuis trente mois''. ''L'exécution de la décision de justice dans les meilleurs délais nous permettra de retrouver notre dignité d'hommes'', a relevé Honoré Paré.

Ces ex-travailleurs ont bénéficié du soutien d'autres organisations sœurs qui disent être peinés par cette situation d'où, leur présence auprès de leurs camarades de la SMB pour leur apporter leur soutien et encouragements. "Si la justice vous a donné raison, nous allons vous accompagner jusqu'à l'aboutissement de votre lutte parce que c'est un droit et un droit ne se négocie pas'', a clamé Jonas Hien de l'ONG Orcade.

Même son de cloche du côté du bureau national du Syntramib de la CGT-B. ''Vous avez notre soutien et nous allons apporter notre contribution pour que votre lutte aboutisse''. Ces organisations sœurs invitent les ex-travailleurs de la SMB à garder la mobilisation au-delà de la lettre déposée auprès du ministère des Mines. A noter que la société employait près de 600 travailleurs.

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