Aujourd'hui,
URGENT
Ghana: un journaliste d’investigation assassiné à Accra
Burkina: le Canadien Kurk Woodman, enlevé dans la nuit du 15 au 16 janvier à Tiabangou (Région du Sahel) a été retrouvé mort
Justice: la CPI rejette la demande de maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et autorise leur libération immédiate
Burkina: un citoyen canadien a été enlevé sur un site d’exploration minière situé dans la pronvince du Yagha (Région du Sahel)
Brexit: les députés britanniques rejettent massivement l'accord de Brexit par 432 voix contre
Justice: la CPI acquitte Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et exige leur libération immédiate
Ouagadougou: un mort dans une explosion dans une villa contenant des substances explosives au quartier Silmiyiri (arrondissement 9)
Football: Salitas FC a été battu (1-0) par Al Nasr de Benghazi au match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération
Mali: le Comité International de la Croix-Rouge dresse un bilan préoccupant de la situation humanitaire
Criminalité faunique: deux présumés trafiquants burkinabè interpellés avec des peaux de cinq félins par le ministère de l'environnement

ECONOMIE

Troisième produit agricole d’exportation après le coton et le sésame, l’anacarde joue un rôle moteur dans le développement économique et social du Burkina au regard de ses fortes potentialités en matière de création d’emplois et de richesses au profit de l’Etat et des acteurs directs de la filière. C’est tout le sens d’un atelier de validation de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Burkina. Cet atelier s'est tenu à Ouagadougou ce vendredi 28 décembre 2018.

Le schéma de transformation structurelle de l’économie décrit dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) vise à l’horizon 2020, une augmentation de la productivité du secteur primaire de 50%, du taux de commercialisation des produits agricoles de 25% à 37% et du taux de transformation des produits agricoles de 12% à 25%. Au niveau sectoriel, cette ambition est déclinée dans le 2e Programme national du secteur rural avec pour principal objectif, de moderniser le secteur rural du Burkina et d’en faire un moteur de sécurité alimentaire, de croissance durable et de création d’emplois à travers le développement d’entreprises professionnelles, compétitives et orientées vers le marché et les agro-industries.

La filière anacarde se trouve bien placée pour répondre à ces enjeux majeurs de l’agriculture burkinabè. «La production essentiellement concentrée dans les régions des Hauts-bassins, des Cascades et du Sud-ouest, a connu une augmentation ces cinq dernières années, passant de 50.000 tonnes en 2012 à plus de 100.000 tonnes en 2017. Dans la même période, les exportations en valeur du cajou burkinabè ont connu une croissance de plus de 32% par an, passant de 16 milliards de francs CFA en 2012 à environ 67 milliards de francs CFA», fait remarquer le ministre de l’Agriculture.

Mais les espérances sont grandes par rapport aux prévisions de croissance de la production à moyen et long terme selon Jacob Ouédraogo. En effet, le ministère en charge de l’environnement en collaboration avec celui en charge de l’agriculture met actuellement en œuvre un vaste projet de création de 25.000 hectares de vergers d’anacarde dans le bassin de la Comoé. Pour le ministre Ouédraogo, même si l’objectif premier du partenaire financier de ce projet est de séquestrer le carbone, il est évident que son implémentation accroîtra significativement la production dans les cinq prochaines années.

Pourtant, ces performances cachent à peine une réalité certaine, marquée par de nombreuses contraintes auxquelles la filière se trouve confrontée. Il s’agit notamment de l’indisponibilité de matériel végétal à haut rendement, de la faible maîtrise des bonnes pratiques de production, de la persistance des attaques parasitaires sur les plantes, de la faible maîtrise des techniques de transformation, des difficultés d’accès des unités de transformation à la matière première et du coût élevé des chaînes de transformation.
C’est fort de ce constat et conscient du rôle important que joue la filière anacarde dans l’économie, qu’il est apparu impérieux pour l’Etat, les partenaires techniques et financiers et l’interprofession de la filière selon Jacob Ouédraogo, de doter le Burkina d’un référentiel unique d’intervention des différentes parties prenantes. Ce plan aura selon le ministre, pour vocation non seulement d’encadrer les différentes interventions mais aussi et surtout, d’identifier les leviers à actionner pour un développement durable et équitable de la filière. 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

FESPACO 2019

Sondage

L’instauration de l’état d’urgence dans certaines régions du Burkina contribuera-t-elle a résoudre la question du terrorisme?

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé