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ECONOMIE

L’Unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina) a organisé ce mardi 5 juin 2018 à Ouagadougou un atelier national de validation des documents de propositions de projets. Pour ce 2e compact, le gouvernement a décidé de mettre l’accent sur l’électricité et ses problèmes connexes de qualification de la main-d’œuvre.

De la synthèse de la note conceptuelle sur l’énergie, il ressort qu’au Burkina Faso, le principal problème identifié est que les entreprises et les ménages n’ont pas accès à une électricité de qualité et compétitive en termes de prix. Aussi, le coût élevé du kWh offert s’explique par le coût élevé de production, d’importation et de distribution d’électricité.

Selon le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, représentant le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, l’économie du Burkina Faso reste caractérisée par une véritable fracture d’accès à une électricité de qualité. Il a révélé que les dernières statistiques disponibles font état d’un taux d’accès à l’électricité de 24% pour les ménages dont 3%  en milieu rural, de 6% pour les micros et petites entreprises non agricoles et 12,5% pour les industries minières. Aussi, dit-il, la qualité de la fourniture d’électricité demeure largement en-dessous des normes en la matière. 

D’où, pour faire face à ces problèmes, le projet «énergie» vise à améliorer l’accès des entreprises et des ménages à une électricité suffisante, de qualité et moins coûteuse. En organisant le présent atelier, l’objectif était de soumettre les documents de propositions de projets du 2e compact à la validation des parties prenantes du processus de formulation. 

Trois propositions de projets sont soumises aux participants. Il s’agit pour le ministre de l’Energie, du «projet de renforcement de l’efficacité dans le domaine de l’électricité», du «projet d’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse» et du «projet réseaux et accès à l’électricité». Ces projets visent respectivement à opérer les réformes nécessaires et à renforcer les capacités des acteurs du domaine de l’électricité, à augmenter la proposition d’électricité à travers les énergies renouvelables conformément à la vision du gouvernement burkinabè accroître le mix-énergétique. Le dernier projet vise d’une part à renforcer le réseau de transport et de distribution de l’électricité et d’autre part, à améliorer l’accès des populations et des entreprises à l’électricité. 

Au cours de l’atelier, aux dires du coordonnateur national de l’UCF-Burkina, Samuel Tambi Kaboré, il s’agira pour les participants d’examiner ces propositions de projets, de les amender et enfin de les valider avant leur adoption le 12 juin de l’année en cours par le gouvernement du Burkina Faso. 

Le directeur pays, Michael Simsik, souhaite  conceptualiser un compact durable qui serait soumis à l’approbation du conseil d’administration du MCC en fin 2019. Et la mise en œuvre du compact interviendra plus tard avec la préparation et la mise en place de l’Unité de gestion (le MCA-Burkina Faso II) et le recrutement de son personnel. 

Pour sa part, le ministre de l’Energie dit être convaincu que les projets qui sortiront de cet atelier permettront résolument d’aller de l’avant. «Ces projets permettront à ce que le peuple burkinabè puisse enfin bénéficier vraiment d’une couverture soutenue et durable en matière d’énergie et que nous puissions travailler aussi de façon continue à baisser le prix du KW parce que, cela pèse non seulement sur l’économie et sur les ménages qui ont des difficultés à avoir accès à l’énergie» a expliqué le ministre Ouédraogo.

En rappel, c’est le 13 décembre 2016 que le Burkina Faso a été sélectionné par le conseil d’administration du Millenium challenge corporation (MCC) pour la formulation d’un second compact. Le processus est dans sa phase 3 qui a débuté en janvier 2018 et qui se poursuit jusqu’en août prochain.

 

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