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ECONOMIE

Soucieuse de défendre les droits légitimes des femmes et les aider à tirer profit des ressources minières dans le respect de leurs droits socio-économiques et des intérêts de l’État, l’Association des femmes du secteur minier du Burkina (Afemib) a organisé ce vendredi 11 mai 2018 une conférence de presse. Cette rencontre avec les hommes de médias marque le lancement de plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion du fonds minier de développement local.

Selon la représentante de la présidente de l’Afemib, Annonciata Oumsaoré, le code minier de juin 2015 a créé le Fonds minier de développement local (FMDL) pour accompagner le processus du développement local en finançant les activités inscrites dans les Plans communaux de développement (PCD) et les Plans régionaux de développement (PRD). Cependant, l’Afemib constate que le genre n’est pas «suffisamment pris en compte par l’article 26 dudit code».

«Dans ces communes, quand nous voyons la composition de ces conseils municipaux, il y a moins de femmes qui sont représentées. C’est pour cela que nous voulons interpeller les responsables de ces fonds d’avoir un regard sur des activités qui pourraient bénéficier aux femmes» préconise la chargée de projet, Annonciata Oumsaoré.

Ce faisant, l’Afemib se pose les questions à savoir quelle sera la place de la femme dans la gestion du FMDL ou encore sa prise en compte parmi les bénéficiaires du FMDL. Donc, pour ne pas risquer les mises à l’écart des femmes dans la mise en œuvre de ce fonds, l’Afemib a obtenu du Projet d’appui au développement du secteur minier un accompagnement financier pour mener un plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans les plans communaux et régionaux de développement et surtout pour l’implication de la femme dans la gouvernance du FMDL.

Pour ce faire, l’Afemib souhaite qu’au moins 30% de ces fonds servent à des activités qui vont réellement bénéficier aux femmes. «Et, à long terme, nous souhaitons agir au niveau des femmes sur le plan communal à s’intéresser à la chose politique. Il faut que désormais, les femmes acceptent de prendre des responsabilités au niveau communal; qu’elles acceptent de faire partie du conseil communal et pouvoir influencer les décisions qui vont en leur faveur», souhaite Annonciata Oumsaoré.

Il est à préciser que l’Afemib est une association née de la volonté des femmes exerçant leurs activités professionnelles dans le domaine minier. Elle a pour objectif global la contribution au renforcement des capacités des femmes et leurs responsabilités dans le secteur minier en vue de répondre au mieux à leurs besoins spécifiques au plan socio-économique.

 

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