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Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan

Les journalistes burkinabè au cours des échanges avec les experts de la Banque mondiale

ECONOMIE

Le Groupe de la Banque mondiale a présenté, le mercredi 18 avril 2018 par visioconférence depuis le siège de l’institution à Washington, sa publication semestrielle dénommée «Africa’s Pulse» qui analyse l’état économique du continent africain. De cette visioconférence, il ressort qu’en mars 2018, 18 pays africains sont considérés comme étant exposés à un risque élevé de surendettement contre 8 en 2013.

Selon «Africa’s Pulse», la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,1% en 2018 et s’établir à 3,6% en moyenne sur 2019-2020. Des explications d’Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, en 2018, la croissance a rebondi en Afrique subsaharienne, mais pas assez rapidement. «Nous sommes encore loin des niveaux d’avant la crise. Les pays africains doivent intensifier et approfondir les réformes macroéconomiques et structurelles pour parvenir à des niveaux de croissance élevés et soutenus» souligne-t-il.

Pour l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, «pour la 1ère fois depuis 2016, la croissance de produit brut par tête de l’Afrique est positive. Mais, le taux de 3,1% reste insuffisant parce que, d’une part, il est légèrement supérieur au taux de croissance de la population qui est de 2,7% et d’autre part, il reste très loin du niveau de croissance que l’Afrique a connu avant l’effondrement du cours des matières premières à partir de 2014», s’est-il justifié. 

Selon lui, les pays africains doivent donc accélérer les réformes macroéconomiques et surtout budgétaires, mais aussi approfondir les réformes structurelles, s’ils veulent amener la croissance à son niveau d’avant la crise. 

Par ailleurs à entendre M. Zeufack, ces pays devront porter une attention particulière au taux de croissance de la dette, mais aussi sa structure et sa soutenabilité. De ses explications, il ressort que contrairement aux années 2000 où la dette était essentiellement concessionnelle, sa structure a changé parce que «désormais, les pays se tournent vers les marchés pour émettre des bonds et empruntent auprès d’acteurs privés».  «Le taux de croissance de la dette, depuis trois ans a été assez remarquable. Nombre de pays en Afrique ont doublé leur dette en moins de cinq ans. Cette année, 18 pays en Afrique sont désormais classés dans la catégorie des pays à haut risque de détresse de leur dette, contre huit pays en 2013», a-t-il soutenu.

Il souligne que, parmi les pays pauvres en ressources naturelles, les membres de l’Uemoa  emmenés par la Côte d’Ivoire et le Sénégal conserveront une croissance solide, étayée par des investissements d’infrastructures.

En termes d’accès universel à l’électricité dans les pays de l’Afrique subsaharienne, Albert Zeufack a relevé lors des échanges, qu’en 2016, seulement 42% des ménages avaient accès à l’électricité contre moins de 10% des ménages dans les pays les plus fragiles et 2/3 des entreprises n’avaient pas accès à l’électricité de qualité fiable, ce qui constitue un frein à leur compétitivité et ce qui les emmène à ne pas créer suffisamment d’emplois pour la jeunesse africaine.

Pour lui, ces pays doivent combiner un ensemble de solution qui inclut, l’hydroélectricité, l’énergie solaire et l’hybride en se servant de la technologie et de l’innovation dans le domaine du solaire surtout. 

 

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