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Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

ECONOMIE

Le «Réseau d’achat pour la sécurité alimentaire avec le soutien de la diaspora burkinabè en Italie» (Rasad), tel est l’intitulé de ce projet de l’Association initiative communautaire changer la vie/Nazemse (ICC/Nazemse) et de l’ONG TAMAT. Lancé le 17 février 2018 à Ouagadougou, ce projet vise à soutenir la population burkinabè la plus vulnérable dans la poursuite de la sécurité alimentaire et du développement socio-économique.


Présente au Burkina  depuis une  décennie, l’ONG TAMAT et l’association ICCV/Nazemse mettent en synergie leurs actions en faveur des populations démunies. La deuxième phase  du projet Rasad est un véritable ouf de soulagement pour les populations de Cissin, un quartier de Ouagadougou. En effet, le projet est basé sur la logique de l’agriculture contractuelle, c’est-à-dire la mise en contact direct des producteurs et des consommateurs. Les groupements d’achats communautaires de Cissin et de Koubri et les représentants des agriculteurs se réunissent régulièrement pour déterminer de commun accord, le prix d’achat et de vente des produits maraîchers.

Selon Pierrot Susini, directeur de l’ONG TAMAT, c’est un partenariat qui porte des fruits avec plusieurs réalisations en son actif. «Nous avons a fait pas mal de programmes de micro-crédits en faveur surtout des femmes pour créer des micro-entreprises à Cissin. En 2015, on a démarré  un travail dans la sécurité alimentaire avec un projet financé par la coopération italienne qui s’appelait Rasad. Par le biais de ce projet, nous avons a développé l’agriculture BIO. On a aussi mis en place au niveau de Cissin une maison de la femme, une banque de céréales, un restaurant pédagogique où nous envisageons valoriser les plats de la tradition culinaire burkinabè en utilisant les produits réalisés par les paysans burkinabè», a indiqué  le directeur de l’ONG TAMAT.

Pour sa part, Simon Nacoulma, Cordonnateur de ICCV, a indiqué que le projet Rasad a mis en place des groupements paysans dans les villes de Loumbila, de  Komsilga, de Tanghin-Dassouri et de Ouagadougou. «Rasad appuie ces groupements paysans et de femmes avec des microcrédits qui leur permettent d’acheter des intrants afin de produire de façon naturelle et sur la base de l’agro-écologie. A la fin, il y a le rachat d’une partie de la production en faveur de notre restaurant, l’unique restaurant burkinabè au Burkina où on peut  manger des plats locaux», a déclaré M. Nacoulma.
Autant d’actions qui ont  fait dire à Aly Roamba,  représentant le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, que ce projet participe à l’atteinte des objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES). «Cela se justifie car il s’agit d’un ensemble d’actions qui visent notamment l’épanouissement des femmes, la promotion de l’agro-écologie, la réduction d’enfants malnutris et la réduction du chômage en milieu rural»,  a fait remarquer M. Roamba.

Cette 2éme    phase du projet s’étendra sur trois ans (2017 – 2020) et pourrait  toucher environ 600 agriculteurs et 180 femmes entrepreneures dans deux communes rurales que sont Loumbila et Tanghin Dassouri.

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