Aujourd'hui,
URGENT
Ghana: le gouvernement décrète une semaine de deuil national après le décès de Kofi Annan
ONU: l'ancien secrétaire général, Kofi Annan est décédé à l'âge de 80 ans
Soum: un militaire perd la vie dans une opération de déminage (Burkina 24)
Inde: le bilan des inondations s’élève actuellement à plus de 324 morts et des centaines de milliers de déplacés
Tuy: deux civils tués dans une embuscade, 5 blessés dont un policier
Football: la France, championne du monde, en tête du classement Fifa
Football: le Burkina Faso maintient son rang de 8e africain et se classe 52e au niveau mondial selon la Fifa
Musique: la « reine de la soul », Aretha Franklin s'est éteinte ce 16 août à l'âge de 76 ans
Mali: le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) réélu avec 67,17% des voix
Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan

Jean Emile Somda, président de la Cour des compte, chef de la délégation du Burkina.

ECONOMIE

Yaoundé accueille du 30 janvier au 1er février, un forum sur la fraude et la corruption dans les mines en Afrique francophone. Organisé par le PASIE (Projet d’amélioration de la surveillance de l’industrie extractive en Afrique francophone subsaharienne), en partenariat avec les services de contrôle supérieur de l’Etat du Cameroun, le CREFIATF et  COWATERSOGEMA, ce forum vise à outiller les instituts de contrôle  (cours des comptes, société civil, acteurs étatiques œuvrant dans la lutte contre la fraude, médias, …) à mieux lutter le phénomène.

La fraude et la corruption sont une réalité dans nos pays.  Ces fraudes et corruptions se manifestent de plusieurs manières dans nos Etats.  Deux phénomènes qui freinent le développement de nos pays qui, pour beaucoup, n’ont pas une grande expérience dans le secteur des industries extractives.  Un constat qui a conduit le PASIE à se pencher sur le sujet en réunissant plusieurs compétences pour les outiller afin qu’elles soient capables de mieux contrôler le secteur.  

«S’unir contre la fraude et la corruption dans le secteur minier, pour une croissance économique plus inclusive et durable en Afrique francophone». C’est sous ce thème que la ministre délégué à la présidence de la république chargé du Contrôle supérieur de l’Etat a présidé la cérémonie d’ouverture du forum. Plusieurs exposés en plénières sur la fraude et la communication seront donnés par des experts de ces questions.

Types de fraudes et indices de corruption dans le secteur minier, fraude et corruption dans l’attribution des titres et contrats miniers,  principaux leviers de la fraude fiscale sur l’IPB dans le secteur minier cas de la RD Congo etc… sont autant de cas qui seront  passés en revus.

Le Burkina en pole position
Le forum regroupe plusieurs pays francophone subsahariens dont le Burkina forte. La délégation burkinabè forte de 9 personnes est conduite par le président de la Cour des comptes, M. Jean Emile Somda. Plusieurs experts burkinabè partageront l’expérience burkinabè en matière de lutte contre la fraude et la corruption dans le secteur miner. 

En 2015, le Groupe de haut niveau sur les sorties illicites de capitaux en Afrique, présidé par l’ancien Président sud-africain Thabo Mbeki, a publié un rapport qui chiffre à quelques 50 milliards de dollars les sorties illicites de capitaux chaque année en Afrique ; le principal secteur victime étant le secteur minier.

C’est dire que tous les maillons de la chaîne des valeurs minières constituent potentiellement des niches de corruption active et de fraude qui sont très faiblement couverts par les travaux d’audit des ISC (Institutions supérieures de contrôles) de  ou ignorés par les autres parties prenantes à la surveillance du secteur minier. 

En rappel, le forum pour but de faciliter l’échange de connaissances, d’expériences et d’expertise sur les questions de fraude et de corruption dans le secteur minier, en vue d’identifier des solutions viables en matière de prévention et de mitigation de ces deux aspects de mal gouvernance du secteur extractif ; solutions dont la mise en œuvre permettra de contribuer à une croissance économique plus inclusive et durable en Afrique francophone subsaharienne.
Nous reviendrons sur la participation du Burkina.





 

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