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ECONOMIE

Le débat sur le franc CFA continue de faire des gorges chaudes. Après avoir été arrêté puis relâché pour avoir brulé un billet de 5.000 FCFA, le franco-béninois Kémi Séba a été expulsé du Sénégal pour «menace grave pour l'ordre public» le 6 septembre dernier. Pour Hervé Ouattara du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) et représentant de l’Urgence panafricaniste au Burkina Faso, «cette expulsion est inadmissible». Il appelle alors les autres activistes, notamment le mouvement le Balai citoyen, à se prononcer sur le sujet.


Rester mobiliser pour poursuivre la contestation, tel est le mot d’ordre de Hervé Ouattara qui avait à ses côtés le secrétaire général du CAR et le responsable du mouvement la Génération Kémi Séba le 8 septembre dernier lors de la conférence de presse qu’il a animé au Centre national de presse Norbert Zongo de Ouagadougou. En se réunissant, les organisations civiles proches de Kémi Séba entendent ainsi prolonger leur combat contre le franc CFA.

«Nous avions connu cette déportation des Africains dans la période coloniale et il est inconcevable que cela continue en ce 21è siècle. C’est vraiment paradoxal qu’on expulse un Africain de l’Afrique vers l’Europe alors que généralement, c’est le contraire qui se fait», s’indigne Hervé Ouattara. Toutefois, M. Ouattara dit être réconforté dans cette lutte parce que pour lui, «la France et ses vallées locaux sont inquiets de la monté en puissance des différentes organisations de jeunesse en Afrique». Il explique que cette expulsion de Kémi Séba fait suite à l’appel de l’activiste pour une grande mobilisation en Afrique le 16 septembre à venir. Il appelle par conséquent le mouvement le Balai citoyen à se prononcer sur le sujet, à se joindre à eux pour le combat.

Pour les membres de l’Urgence panafricanistes, le Burkina ne doit pas rester en marge de cette date «historique». Ils entendent donc organiser une grande marche le 16 septembre prochain à Ouagadougou. Par ailleurs, Hervé Ouattara a affirmé être prêt à accueillir Kémi Séba même si le gouvernement burkinabè a une position qu’il qualifie d’«ambiguë». «J’ai demandé à Séba de mettre le Burkina en premier sur la liste de sa prochaine destination», a ajouté M. Ouattara. Sur la venue du président français, Emmanuel Macron en novembre prochain à Ouagadougou, Hervé Ouattara et ses camarades entendent lui réserver un accueil «chaleureux». Pour lui, c’est l’occasion de dire «certaines vérités» à M. Macron.    

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