Aujourd'hui,
URGENT
Espagne: retrait du mandat d'arrêt international contre Carles Puigdemont
Burkina: Ouagadougou va abriter du 23 au 27 juillet prochain la 24e édition  de la tranche commune entente
Burkina: Augustin Loada revient sur le devant de la scène avec le MTT, un  mouvement d'éveil citoyen 
Coopération: le 7ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) Burkina Faso – Côte d’Ivoire se tiendra à Yamoussoukro du 23 au 27 juillet 2018
Android: l'Union européenne condamne Google à une amende record de 4,34 milliards d'euros (RFI)
Soum: le chef de Hocoulourou et un paysan tués par « des individus armés non identifiés» (ministère de la sécurité)
Burkina: l’armée démantèle plusieurs bases terroristes sur la bande transfrontalière nord et interpelle 60 suspects
Burkina: la douane et la DGTTM, sont respectivement 2e et 3e parmi les services les plus corrompus (Ren-Lac)
Burkina: la police municipale, service public le  plus corrompu en 2017 (Rapport Ren-lac)
Mali: 1 mort et 6 blessés dans l'accident d'un véhicule du Bataillon Gondaal 3 

ECONOMIE

Le ministre burkinabè du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat Stéphane Sanou a participé les 20 et 21 mars 2017 à Genève, à la 5è édition du Africa CEO Forum. Cette rencontre organisée par le Groupe Jeune Afrique a regroupé les dirigeants des plus grandes entreprises africaines et internationales, les décideurs politiques de plus de 40 pays africains et les financiers les plus actifs sur le continent.


Cette grande conférence internationale du secteur prive africain s’était fixée pour objectif de «repenser le Business Model africain» pour tenter de redresser la courbe des performances économiques qui marquent une nette tendance a la baisse après le boom des années 2000. Plus d'un millier de personnalités africaines et internationales de l'industrie, de la finance et de la politique ont donc débattu de divers sujets, en lien avec la relance de la croissance africaine.

Mais cette édition 2017 était également placée sous le signe des investissements internationaux. Le choix de Genève qui compte près d'une centaine de gestionnaire de fonds, de sociétés de capital investissement et family offices désireux d'investir en Afrique, répondait a cette nécessité de dynamiser les flux financiers et les investissements internationaux vers le continent.

Africa CEO Forum 2017 offrait donc aux participants, la possibilité d’accéder a un networking de haut niveau avec les plus grands dirigeants du secteur prive, de rencontrer les principaux acteurs de la finance actifs sur le continent et de découvrir les projets d'investissement les plus attractifs.

Stéphane Sanou et sa délégation comptaient bien en profiter et sont venus à Genève avec dans leur escarcelle des projets en attente de financement. «Nous pensons que ça va permettre de susciter la contribution des fonds d'investissement. Comme vous l'avez sans doute remarqué, leur présence n'avait pas fait défaut à la conférence de Paris. Ils y étaient. C'est donc une continuité de nos actions visant a financer le PNDS dans tous ces compartiments. Cette fois-ci encore nous avons ciblé 10 projets et programmes bien structurés, avec des fiches signalétiques qui détaillent tous les éléments qui tendent à rassurer un investisseur dans le sens de leur financement. Sur les dix projets, il y a cinq qui concernent l'énergie, il y en a également au niveau de la santé et des infrastructures», a indiqué le ministre Sanou.

Dès le premier jour de la conférence, la délégation burkinabè a pu rencontrer une dizaine d'investisseurs et les résultats sont plutôt prometteurs. «Il y a eu des intentions et maintenant il va rester la phase de concrétisation. Et nous pensons que tout cela va déboucher sur la signature de conventions qui nous permettront de mettre en œuvre ces projets qui nous tiennent à cœur», affirme le ministre Sanou.
Un climat des affaires attractif

Pas facile de faire du charme aux investisseurs quand on n'est pas particulièrement gâté par la nature. Il faut s'en donner les moyens et le Burkina s'y emploie depuis plusieurs années par l'assainissement du climat des affaires. La stratégie est, de toute évidence, payante si l'on en croit le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. «C'est une joie de le dire, aujourd'hui, le Burkina est un pays respecté. C'est une prime à la démocratie et au sérieux des Burkinabè quant au travail. Et puis souvenez-vous que le Burkina a été classé 10è pays le moins corrompu en Afrique par Transparency International et dans le classement Doing Business de la Banque Mondiale, nous sommes 3è en ce qui concerne les pays de la zone UEMOA. Tout cela concourt a rassurer les partenaires et les investisseurs que le Burkina sait ou il va. La conférence des partenaires à Paris en a du reste été l'illustration. Nous y sommes allés pour rechercher 5 570 milliards, on en a eu, en terme d'intentions, plus de 18 000 milliards. C'est pour dire que sur le plan international, le Burkina est honoré et respecté. Et le climat des affaires est bien attractif. Nous avons un bon Code des investissements, une bonne Convention de travail et nous sommes quatrième sur les cinq meilleurs réformateurs au monde».

Seule ombre au tableau, les attaques terroristes qui ont secoué le pays ces dernières années. Stéphane Sanou reconnaît que l'on ne crée la richesse que quand il y a la paix et la sécurité. La question a du reste, été abordée au cours des débats du forum mais, relève t-il, «personne n'est à l'abri de ce qui se passe aujourd'hui». «Que vous soyez nantis, développés, moins avancés, en développement, personne n'est à l'abri. C'est une guerre asymétrique qu'il faut intégrer dans notre quotidien et nous renforçons notre sécurité. Il y a des regroupements de forces qui se créent, des initiatives qui se prennent pour bouter les terroristes hors de nos pays. Au bout du compte, ce sont les populations qui vont gagner», a-t-il notamment indiqué.

Pour ce qui est de la suite des engagements, il s'est dit confiant. «Nous sommes confiants. Certains investisseurs sont même très pressés et veulent que les choses aillent très vite. Ils veulent aller très vite a la signature des conventions qui leur permettront de démarrer les projets qu'ils ont envie de financer. Ça nous rassure. Nous pensons que ce sont des intentions sincères et que ça va se concrétiser. Nous mettrons en place une commission de suivi de la mise en œuvre de ces intentions», a affirmé le ministre du Commerce.

Ambassade Mission permanente du Burkina a Genève

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Des mots pour le dire...

Sondage

Dans une interview accordée à des chaines de télévision le 24 juin 2018, le président Roch Marc Christian Kaboré promet de mettre fin à l’incivisme et à la défiance de l’Etat, en appliquant la loi dans toute sa fermeté. En a-t-il les moyens?

Rejoins-nous sur Facebook

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé