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La 5e édition du Festival international de Danse de Ouagadougou (FIDO) a pris fin le samedi 4 février 2017 après une semaine (28 janvier-4 février) pleine de spectacles. La cérémonie de clôture qui s’est déroulée dans la soirée à l’Institut Français de Ouagadougou a connu la prestation de la Compagnie américaine RudduR Dance avec "Doubt of the devout", Sebia Gomis avec "Point Fixe", Irène Tassembédo avec un spectacle surprise et une troupe traditionnelle Warba. Dans cet entretien avec Fasozine, la promotrice du festival, Irène Tassembédo, juge le bilan artistique de cette 5e édition très positif mais négatif sur le côté financier.

Fasozine : Quel est le bilan à chaud de cette 5e édition du FIDO ?

Irène Tassembédo : En termes de bilan, je peux dire que nous avons dépassé le nombre de spectateurs que nous avons eu l’année dernière. Nous avons atteint les 3 000 personnes au total mais si l’on compte avec les spectateurs des performances tenues à l’extérieur, cela fait plus que ça. Le bilan artistique est plus que positif par contre le bilan financier est plus catastrophique, c’est zéro, on repart toujours endetter. Malgré tout, nous n’allons pas nous décourager et nous allons continuer »

Et combien de compagnies ont participé à cette édition ?

22 compagnies provenant de la Martinique, du Congo, du Sénégal, du Mali, de la France, de la Suisse, de la Côte d’Ivoire, des Etats Unis et naturellement du Burkina Faso.

Le FIDO, après cinq éditions, a-t-il atteint la maturité ?

Oui, c’est clair que le festival a atteint la maturité parce que chaque année, nous faisons un peu plus que les précédentes éditions. Par exemple, cette année, le FIDO est parti un peu à l’extérieur. Nous avons joué des spectacles au grand marché, à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou et dans des établissements scolaires. Cela est super et tous les soirs, au cours des afters, les danseurs faisaient des improvisations. Tout cela était génial et si nous avions de l’argent pour régler d’autres choses, cela allait être plus formidable.

La 6e édition, c’est déjà en 2018 ?

En 2018, c’est sûr que nous allons tenir la 6e édition. Tout le monde me dit que vous demandez les soutiens tard.  Et dès lundi, je vais commencer à demander l’argent pour 2018. Il faut que je trouve la bonne vitesse avec tout le monde pour qu’on arrive à avoir les moyens pour l’organiser en mieux. Le festival fonctionne bien et les gens adorent regarder les spectacles. Et notre pays a besoin d’avoir de gros événements car, il n’y a pas que le Fespaco, la Can, il y a pleins d’autres choses comme le FIDO, Dialogue de corps, etc. Nous devons tous ensemble faire rayonner notre pays sur le plan international.  

 

Propos recueillis par Dimiri Kaboré

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