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CULTURE

Le show télévisé le plus suivi dans le monde « Got Talent » a sa version africaine: «L’Afrique a un incroyable talent». Durant trois semaines -du 26 août au 16 septembre 2016-, la première édition a été enregistrée à Abidjan.

La version africaine a regroupé des candidats tout âge présentant un talent en chant, danse, musique, cirque, comédie, sport, magie, dressage, etc.

Le Burkina Faso y était représenté par des candidats et par Daouda Sané, co-présentateur de cette émission. Dans cette interview qu’il a accordée à Fasozine, l’animateur du 9-12 sur Wat-FM, ne peut s’empêcher de manifester sa fierté d’avoir participé à l’émission qui sera diffusée à partir de ce soir sur les chaines A+ et la RTB.

Fasozine: Comment Daouda Sané a-t-il été copté pour co-présenter un tel rendez-vous ?

Daouda Sané : Il faut préciser que les choses se sont passées de façon inattendue. Tout a commencé par une interview en août dernier avec Youssou N’Dour.  Je lui ai envoyé l’élément à diffuser pour qu’il jette un œil. J’ai ensuite reçu un coup de fil de son manager, qui m’a assuré qu’il a beaucoup apprécié l’interview. Et le hasard faisant bien les choses, il y avait une personne dans son équipe qui cherchait un présentateur. Cette personne m’a donc contacté et m’a demandé si ça m’intéresserait de présenter «L’Afrique a un incroyable talent», un show télé dont le tournage allait se dérouler à  Abidjan. En fait l’équipe avait déjà trouvé la présentatrice et recherchait un co-présentateur.  Son choix s’est porté sur moi. Mais réussir l’attelage n’était pas vraiment évident puisque, physiquement, elle ne me connaissait pas et n’avait aucune idée de ce que je pouvais donner sur un plateau télé. Comme j’ai une expérience des plateaux télé, j’ai fait un montage de quelques-unes de mes interventions que je leur envoie.  N’ayant pas eu de réponse dans l’immédiat, j’ai tout de suite pensé à un canular jusqu’à ce que je reçoive un mail me notifiant que l’équipe de réalisation a décidé de me faire confiance. Mais il a fallu que je débarque à Abidjan pour me rendre compte que ce qui m’arrivait était réel.

Dès l’instant où vous vous rendez compte que ce n’est ni un canular encore moins une blague, dans quel état d’esprit vous vous retrouvez?

Dans l’immédiat, je me suis dit : «si tu as été choisi, ce n’est pas pour rien. Alors, il va falloir démontrer sur le plateau que tu le mérites». Il fallait donc être à la hauteur, se montrer professionnel pour satisfaire les attentes de l’équipe de production. J’avoue que j’étais au départ un peu stressé parce que je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangé. Malgré l’expérience que l’on acquière dans pratiquement tout ce que l’on fait, il y a parfois ce doute-là qui fait qu’on se remet en cause.  Quand je suis arrivé, j’ai trouvé une équipe avec diverses nationalités. J’ai réussi à me fondre dans la masse et j’ai compris que chacun faisait de son mieux pour mettre les autres à l’aise. A la fin, la séparation a même été dure parce que nous étions devenus une famille.

Que retenez-vous de cette expérience ?

C’est la plus grosse production que j’ai eu à faire. Je retiens déjà qu’elle était belle et que le projet en lui-même balayait tous les clichés qu’on a sur le continent. Avec cette émission, nous nous rendrons compte qu’en Afrique, nous avons beaucoup de talents.  Ceux qui pensent que l’Afrique rime avec misère, galère, terrorisme, guerre se trompent lourdement. J’ai beaucoup été ému de voir la réaction des Burkinabè quand j’ai annoncé que j’ai été choisi pour animer «L’Afrique a un incroyable talent».  J’ai l’impression d’être un «Etalon» (joueur de l’équipe nationale de football, Ndlr), alors que je ne suis qu’un simple animateur, un présentateur qui juste fait son boulot. Je précise que je n’ai jamais autant ressenti l’estime qu’on me portait en quatorze ans de métier. Je suis énormément touché de penser que je peux être un objet de fierté pour les Burkinabè.  Cela me met aussi sous pression parce qu’il ne faut pas décevoir et il qu’il faut surtout aller de l’avant. Je me sens comme un joueur qui évolue dans le championnat local et qui se retrouve du coup dans la Champion’s league. A la fin, tu ne peux qu’être content surtout quand les producteurs et le public sont satisfaits. J’espère que ce n’est que le début d’une nouvelle aventure.

Après cet épisode, comment Daouda Sané voit-il la suite de sa carrière?

Pour l’heure j’ai repris mon quotidien à Ouagadougou, dans ce que je faisais et qui m’a emmené à Abidjan. Pour l’avenir je ne saurai quoi vous dire. Je continue de savourer ces instants passés dans «L’Afrique a un incroyable talent». Je suis impatient de voir la réaction des téléspectateurs qui se retrouveront dans un tout nouveau programme, différent de ceux auxquels ils avaient l’habitude de voir. Nous nous avons aimé, nous espérons que les gens ressentiront ne serait-ce que la moitié de ce que nous avons vécu comme émotion. Pour le reste, l’avenir nous le dira. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne tarissons pas de projets.

Peut-on dire que Daouda Sané a-t-il démontré son incroyable talent sur la scène?

En tout cas, en ce qui me concerne «Incroyable talent» est devenue depuis peu une expression que j’utilise ou que les gens utilisent autour de moi. C’est à croire que c’est devenu la chose à la mode (rires). Je ne sais pas si j’ai un incroyable talent, mais je pense que j’ai donné le meilleur de moi-même. Et si cela devait être refait, j’essayerai de faire encore mieux. Nous avons travaillé dans une superbe pression. Vous verrez qu’à partir des demi-finales, nous étions beaucoup plus présents sur la scène, contrairement aux auditions où nous sommes plus en coulisses avec les candidats. D’une certaine façon, je ne suis pas mécontent de mon rendement.

Comment jugez-vous les performances des candidats du Burkina Faso ?

Je retiens qu’au Burkina Faso, nous avons des talents incroyables. Le Burkina Faso a présenté des candidats dans divers domaines comme la mode, la danse contemporaine, la danse hip-hop, le chant, etc. Il y en  qui ont franchi le cap des auditions. Mais permettez-moi de ne pas dévoiler leurs noms et leur nombre, sinon vous n’aurez plus envie de suivre les diffusions. On commence toujours par regarder un film par son début et non sa fin. Du reste, nous n’avons pas à rougir ou à avoir un complexe d’infériorité par rapport aux autres. J’ai vu des talents du Burkina Faso, et en tant que spectateur, j’en ai été super fier. Par contre, en tant que homme de média, j’étais super déçu. Parce que malheureusement ces candidats-là ne sont pas suffisamment mis en valeur dans nos différents organes. Il est vrai que tous n’ont pas le même niveau, mais il y en a qui vont certainement donner des frissons aux téléspectateurs. Comme ce groupe de Bobo-Dioulasso, constitué d’enfants sourds et muets. Ce qu’ils ont montré m’a donné la chair de poule. C’était énorme la réaction du public, même les jurés n’en revenaient pas. Je ne vous dirai pas ce qu’ils font, je vous laisse les découvrir lors des diffusions.

Propos recueillis par  Guy Serge Aka        

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