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France: Lamine Diack, l'ex-patron de l'athlétisme mondial, bientôt jugé pour «corruption active et passive» et « abus de confiance »
Barsalogho: 15 personnes tuées dans la soirée du samedi 22 juin 2019 par des hommes armés non identifiés (ministère de la Défense). 
USA: une condamnation à mort annulée après 6 procès pour «biais racial» (RFI)
Burkina: le Code pénal révisé adopté malgré l’opposition des médias et des organisations de droits humains   
Burkina: 110 508 candidats à la conquête du BAC premier diplôme universitaire
Turquie: les militaires «meneurs» du putsch raté condamnés à la prison à vie

CULTURE

Promoteur de la marque Sorobis-USA, Issa Sorogo est styliste et créateur de mode. Il a débuté sa carrière dans la mode en tant que mannequin et chorégraphe sous la Révolution. Premier mannequin révélé au Burkina, il est également le premier à avoir reçu un prix dans ce domaine au Fespaco 1987 des mains de feu Thomas Sankara. Présent à Ouagadougou dans le cadre du cinquantenaire de la biennale, il s’est confié à Fasozine.

Fasozine : 1987-2019, que de chemin parcouru ?

Issa Sorogo : Absolument, le chemin a été long et riche en expérience. Mannequin, chorégraphe de mode, styliste, je dirai que ça a été un beau voyage. Et le Fespaco reste une grande source d’énergie et d’inspiration pour moi.

Qu’est-ce que cela vous fait de voir autant de jeunes mannequins aujourd’hui ?

C’est vraiment un plaisir pour moi de savoir que la mode a pris son essor au Burkina. En ce sens que lorsque nous commencions, nous n’avions même pas de cachet. Je me souviens qu’en tant que premier mannequin du Burkina, le prix que j’avais reçu de Thomas Sankara au Fespaco 1987 avait une valeur de 3.000 FCFA et celui de mon styliste était de 2.000 FCFA. Aujourd’hui, les mannequins sont assez bien payés et ils voyagent à travers le monde.

Pensez-vous que le mannequinat peut nourrir son homme au Burkina ?

Le mannequinat peut nourrir son homme au Burkina mais j’ai toujours dis aux jeunes qu’il faut aimer ce que l’on fait. On ne vient pas au mannequinat parce qu’on a faim mais parce qu’on aime le métier. Il est vrai que ce n’était pas évident pour moi au début mais j’ai eu la chance d’être découvert par des Américains qui m’ont emmené aux Etats-Unis et je suis dans la mode jusque-là et ça marche bien pour moi.

Essayez-vous d’ouvrir une passerelle afin de donner une chance aux jeunes mannequins burkinabè ?

J’ai commencé à inviter des mannequins à l’extérieur. En été dernier, j’ai emmené un mannequin en Europe juste pour lui donner sa chance. J’essaie de tendre la main aux jeunes stylistes tels que Black et bien d’autres parce qu’ils sont nombreux à vouloir travailler avec moi parce qu’ils comprennent et adorent ce qu’ils font.

Des projets en vue au Burkina ?

Oui bien sûr et c’est pour cela que je suis là. Cela fait quatre semaines que je suis au Burkina. Nous avons défilé au Gondwana la semaine dernière et nous sommes là actuellement pour le défilé international du Fespaco. Il y a plein de choses que nous pouvons faire en Afrique. Il est vrai que je suis basé aux USA mais beaucoup de mes articles sont produits ici en Afrique juste pour encourager le made in Africa.

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