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Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

CULTURE

Produit par la Cour du Naaba du musicien Alif Naaba, l’album de 12 titres de l’artiste Nabalüm a été présentée officiellement à travers une conférence de presse, à Ouagadougou le vendredi 20 juillet dernier. Par cet album, Nabalüm invite ce qu’on l’accepte tel qu’elle se présente d’où l’avoir intitulé « Saké », en langue mooré qui signifie en français « accepte ».

Après s’être dévoilée au public burkinabè grâce à « M’yameh », sa première production qui n’était qu’un EP, cet artiste de l’écurie « La Cour du Naaba » était plus qu’attendue pour la suite de sa carrière. D’autant plus   que pour ses premiers pas, il y a deux ans de cela (2016) elle avait été considéré comme la révélation et l’espoir de la musique burkinabè.

A cette attente, elle a su répondre présente avec « Saké », son premier album. Dotée d’une voix suave, profonde, généreuse et aussi pleine d’émotions, Nabalüm exprime ses émotions en chanson dans une musique universaliste, qualifiée par Alif Naaba, son mentor et à la fois directeur artistique comme étant des codes pour s’ouvrir au monde.

Chantés en anglais, français, dioula et mooré, les titres de Nabalüm traitent aussi bien de sujets d’ordre socioculturel, que sentimental. Ainsi, avec les titres « from where » et « Black », la jeune artiste affirme et assume son appartenance au continent africain. « Mdolé » et « Noka » abordent la question de l’amour. Toutefois, elle ne manque pas de pointer du doigt les hypocrites, à travers le titre « Munafiqoon ». Mais également, tout en invitant à scolariser les filles (Lécolé), cet autodidacte, interprète, auteur-compositrice ne manque de «rendre grâce à Dieu » avec le titre « Wendé ».

Avec en ligne de mire de confirmer tout le bien dit à son sujet et de s’imposer, Nabalüm entend à travers ce premier pas se faire « accepter », car tout part de là. Elle confie, « c’est par acceptation que je fais la musique. C’est par acceptation que vous avez décidé de venir me soutenir. C’est par acceptation que nait l’amour ». Comme pour dire que pour ce premier album, le titre « Saké » a tout son pesant.       

 

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