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Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)

photo:RTB

CULTURE

Depuis le 5 juillet dernier, et ce jusqu’au 14 juillet prochain, est à l’affiche au Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO), « La tragédie du roi Christophe ». Cette représentation est l’œuvre du collectif Béneeré, en collaboration avec le théâtre national populaire de France, dont son directeur, Christian Schiaretti a assuré la mise en scène. Pour ce dernier, cette représentation aussi amusante qu’émouvante pose avec acuité la réinvention du modèle politique.

D’une durée d’environ 3 heures de temps, c’est sur une scène de combat de coqs en Haïti, que s’ouvre la pièce. Cette image en réalité, s’apparente à un symbole de la lutte politique. Dans ce contexte, ce combat se mène entre Alexandre Pétion, président de la république et Henri Christophe, roi autoproclamé dans le nord de Haïti. En effet, et selon Christian Schiaretti, cette production entre dans le cadre d’un projet, qui est d’apporter un élément de réponse aux allégations de Nicolas Sarkozy, ex président de la république française, faisant cas de ce que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez dans l’histoire ».     

Ainsi, le metteur en scène laisse entendre que cette adaptation de « La tragédie du roi Christophe », fait un point d’honneur à la détermination qui caractérisait un homme noir de surcroit, qui avait pour ambition de sortir son peuple de la servitude. C’est en réalité « la bravoure de la race noire qui est mise en avant », rapporte Christian Schiaretti.

La pièce raconte comment le noir Henri Christophe, s’impose face au mulâtre Alexandre Pétion qui défendit la capitale Port-au-Prince lorsque le pays se scinde en deux après le départ des français. Cette tragédie de la décolonisation est une métaphore de l’échec de l’instauration d’une démocratie dans un pays libéré du joug de l’oppresseur. Prétextant offrir la liberté, le roi Christophe impose la tyrannie à son peuple. Ce qui fait de lui un dictateur, plutôt qu’un personnage ridicule. Et dans ce rôle, Aristide Tarnagada est bien plus qu’impressionnant. Celui-ci est accompagné sur scène par plus d’une vingtaine d’autres acteurs, parmi lesquels on dénombre quatre musiciens (trois instrumentistes et une chanteuse).

« La tragédie du roi Christophe » version Collectif Béneeré (qui vient de l’hériter des mains de Christian Schiaretti), est l’affiche tous les mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20 heures au CITO.  

 

 

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