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Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

CULTURE

Le peuple Tiéfo ayant été grand conquérant  et ayant protégé farouchement son territoire, vit de nos jours les séquelles de l’adoption de la langue Dioula. Le risque qu’en court la communauté, la perte de sa propre langue, fait d’elle une culture en péril. D’où la contribution du musée Sogossira Sanon de Bobo-Dioulasso à la reconstitution de la culture Tiéfo. Le vernissage des œuvres de cette communauté en péril s’est fait le dimanche 25 mars 2018 par le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango à l’occasion de la 19è édition de la Semaine nationale de la culture au sein de l'institution muséale.

Selon Tènè Gnini, directrice du musée Sogossira Sanon de Bobo-Dioulaso, le peuple Tiéfo serait vanu de Kong et s’était installé à Kassandé dans le département  de Sidéradougou, Province de la Comoé. Ils occupèrent progressivement les villages de cette localité. Notamment ceux de Piakorofesso, Taparga, Tanga, Sidéradougou, Déguédégué, Larma, DaramadougouDandougou, Gouédougou etc.

Occupant la partie Est et Ouest de la chaine des falaises de Koro à Banfora. Ils vivaient dans des maisons en terre battue avec une architecture semblable à celle des Bobo. Ils vivaient dans le village pendant la saison sèche où ils célébrèrent le repos des âmes des défunts et s’adonnèrent à d’autres activités quotidiennes. Aujourd’hui dispersés et assimilés à d’autres communautés dans les provinces de la Comoé et du Houet, les Tiéfo ont besoin de s’affirmer et de reconstituer leur culture.

Vaillants guerriers, ils sont des forgerons, des agriculteurs et des tisserants. La bravoure guerrière de Boua et de Amoro fut de Noumoudara, le quartier général des Tiéfo. Selon les explications des reponsables du musée Sogossira Sanon de Bobo-Dioulasso, ils ont connu une renommée dans le temps en dehors des frontières. Ce qui explique la rivalité qui a existé entre autres, Samory Touré et Tiéfo Amoro Ouattara.

Le constat que fait les conservateurs des cultures et œuvres ancestrales burkinabè, est que depuis les années 1700,  Boua Ouattara, chef de guerre Tiéfo enlevé par Famagan Ouattara, élevé et éduqué à Kong, adoptera la culture Dioula. Rentrée au bercail et ne parlant que la langue Dioula, il amena ses sujets à ne communiquer que dans une autre langue que le Dioula. Banal au départ, le phénomène prendra de l’ampleur quand la communauté négligera la langue Tiéfo au profit de la langue Dioula.
C’est donc tout le sens de cette exposition sur ce peuple. Exposition qui se propose de participer à la réinsertion de la langue Tiéfo afin de la sauvegarder pour les générations futures. 

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