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11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)
Royaume-Uni: Theresa May annonce au Parlement le report du vote sur l'accord de Brexit
RDC: Joseph Kabila n'exclut pas de se représenter en 2023 (RFI)
Burkina: l'abbé Théophile Naré nommé nouvel évêque du diocèse de Kaya par le Pape François ce 7 décembre 2018 (Officiel) 
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires

CULTURE

La 6e édition du Festival international de Danse de Ouagadougou a ouvert ses portes ce samedi 27 janvier 2018 à l’Institut français de Ouagadougou et ce jusqu’au 3 février 2018. Cette édition connaitra la participation d’une vingtaine de compagnies venant du Burkina, de l’Afrique et du reste du monde. « Danse et résistance » est le thème de la présente édition.

Cette édition se tient dans un contexte où la promotrice Irène Tassembédo a vu son école (Edit) délogée de ses locaux. Actuellement, les activités de l’école se déroulent dans l’enceinte de la Maison des jeunes de Larlé. Malgré tout, la chorégraphe a tenu le pari de cette 6e édition. Raison pour la quelle, elle a choisi comme thème «danse et résistance». Pour cette dernière, c’est un appel à la résistance de tous les acteurs des arts de la scène.

« Cette année, nous dédions le Fido à tous ceux qui résistent pour faire valoir la culture comme arme de construction massive, à travers le monde, sur notre continent et ici au Burkina. Les arts et la culture font partie de la solution pour un développement durable, même et surtout lorsqu’on fait face à un péril sécuritaire, comme dans beaucoup de pays de notre région. Je voudrais me convaincre que nos élites le comprennent réellement. Voici donc le Fido : un moment de beauté pour nous aider à vivre, à comprendre le monde, une parenthèse qui vous est dédiée » foi de la promotrice.

Du 27 janvier au 3 février, les quatre à cinq milliers de spectateurs  pourront suivre tous les soirs à partir de 20h30 de chorégraphies exceptionnelles à l’Institut Français et à l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB). Comme les années précédentes, il y aura au programme des masters class, des stages gratuits de danse pour amateurs, des représentations dans certains endroits de la ville et surtout des afters musicaux à la maison des jeunes et de la culture de Larlé tous les soirs après les spectacles.

Cette édition a été placée sous le parrainage de Christophe Marquis, directeur de l’échangeur CDCN Hauts-de-France et le patronage de Hadizatou Rosine Sory/Coulibaly ministre burkinabè en charge de l’Economie et des finances. Le parrain a félicité la promotrice pour l’organisation de la présente édition malgré un contexte difficile. Il a surtout fait une mention spéciale au peuple burkinabè qui malgré la menace terroriste continue de « vivre » et de se rassembler dans les lieux publics. Il  a terminé son allocution en invitant les autorités burkinabè à soutenir les arts de la scène et le Fido en particulier. Message reçu 5 sur 5 par la représentante de la patronne, Clarisse Mérindol. 

« Le Burkina est aujourd’hui un centre de création chorégraphique contemporaine du continent depuis la formation jusqu’à la diffusion des spectacles en passant par la création contemporaine, le tout grâce  à des acteurs de haute qualité et nous ne devons de soutenir cette initiative qu’est le Fido et surtout de faire en sorte que cela soit pérenne. (…)   L’engagement de notre pays pour soutenir cet événement se poursuivra et s’intensifiera » tel est le message de la patronne de l’édition lu par sa représentante.

A l’issue des interventions, le public venu nombreux a assisté à deux spectacles : « Gold TTC » de la Compagnie Irène Tassembédo, spectacle traitant de la problématique de la recherche effrénée de l’or et « Farafi danse » du groupe  Katouma Danse. L’ouverture de la soirée a été faite par les paroliers du Bend-Naaba.

 

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