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Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

CULTURE

Finfou Yougbaré à l’état-civil, l’artiste chanteur Finfou se veut le porte-flambeau de la culture zoga. En plus des deux albums à son actif, l’artiste est le « parrain » d’une dizaine de jeunes artistes originaires de sa région natale, le Gourma.

 

A 10 ans, il animait déjà dans les différentes cérémonies dans son village Seiga. A la fois artiste et penseur, le jeune Finfou libère son esprit créatif et met en place une troupe traditionnelle « Minim Noma » en 1999 avec les femmes de son village. Sa curiosité, son désir d’apprendre et d’entreprendre conduit ses pas à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso en 2002 où il commence avec les petits métiers (commerce, artisanat, théâtre).

Animé par son désir de faire valoir son talent artistique, il met en place cette fois avec son ami Ousmane Ouédraogo, une troupe de « Liwaga ». Il intègre par la suite la troupe théâtrale « Wanogo » comme instrumentiste. Il participe ainsi aux différents projets culturels et artistiques de ladite troupe.

En 2011 sa rencontre avec l’arrangeur Prince Edouard Ouédraogo lui permet de rentrer en studio pour l’enregistrement de son premier album baptisé « Sentiment ». En 2012, il lance un maxi single de quatre titres. En 2013 il ajoute quatre titres pour en faire un album de huit titres. Un album qui sera mis sur le marché discographique appuyé par un clip du titre « Poko » qui a reçu un accueil favorable sur le plan national. Un album qui a permis aussi à l’artiste de faire des tournées dans presque toutes les provinces du Burkina.

La qualité de ses prestations, ses qualités scéniques et les thématiques accrochantes de ses compositions, lui ont valu le « Kundé de la révélation » en 2014. Après plusieurs années de travail, Finfou, doté d’une voix suave et limpide, confirme sa maturité en signant son retour avec un nouvel album de 12 titres intitulé « Wend pouloundé » ou encore destin. Le titre interpelle à garder l’espoir quelque soit la situation. Wend pouloundé a été enregistré dans quatre studios à Ouagadougou avec des arrangeurs de renom tels que Prince Edouard Ouédraogo, Etienne Sam Zongo, Shaggy et Ripita. Les chansons sont en langues française, mooré et zaoré. Défenseur de la culture zaoga et de la gente féminine, Finfou prône la paix, l’amour du prochain et la justice.

En dehors de la musique, l’artiste est le président fondateur de l’Association jeunesse unies pour la valorisation du patrimoine culturel (AJUVPAC). Il est artisan et a un atelier de fabrication d’objets d’arts nommé « Tongtoogo création ».

Abel Azonhandé    

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