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Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)
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Musique: le Rwandais Buravan, est le lauréat du Prix Découvertes RFI 2018
Burkina: augmentation de 75 FCFA du prix du carburant à partir du vendredi 9 novembre 2018 (conseil des ministres).
Pakistan: la chrétienne Asia Bibi poursuivie pour blasphème et acquittée il y a une semaine a été libérée (Officiel)
Ouagadougou:  l'échangeur du nord ouvert à la circulation le 15 novembre 2018
Burkina: près 700 000 femmes ont bénéficié de la gratuité de l’accouchement (président du Faso)
Cameroun:  Paul Biya  a prêté serment pour son 7e mandat
Ouagadougou: un accident fait 3 morts et 7 blessés graves (Lefaso.net)

CULTURE

C’est face à une insécurité généralisée et quasi quotidienne, que les « Koglweogo » constitueraient une réponse endogène mise en place par les populations. Et c’est dans l’optique de mieux cerner le fonctionnement de ce groupe d’autodéfense, qu’il a été réalisé un film documentaire sur cette « force spéciale ». C’est une œuvre produite par l’association Semfilms, avec comme réalisateur Ismaël Compaoré et Luc Damiba. La première de cette production s’est déroulée le vendredi 6 octobre au Ciné Nerwaya à Ouagadougou.

Le Burkina Faso a connu ces dernières années une recrudescence du phénomène de l’insécurité, avec notamment des coupeurs de route, des braquages, des attaques à mains armées et autres. C’est dans un souci de pallier la défaillance de l’Etat à assurer la défense pour tous, qu’a vu le jour le groupe d’autodéfense baptisé « Koglweogo ».
Le mode d’opération de ces derniers est apprécié de diverses manières. En effet, alors que leurs actions sont saluées par certaines personnes qui louent leur efficacité à intervenir. D’autres par contre, s’insurgent contre leur façon d’agir, qui selon eux va aux antipodes des droits de l’homme. C’est donc pour en savoir d’avantage sur leur mode de fonctionnement, et lever toute équivoque que Luc Damiba et Isamël Compaoré avec leur équipe, ont décidé de faire une incursion inédite dans l’univers des « Koglweogo ». Cette démarche a donné lieu à la réalisation d’un film documentaire, intitulé « Koglweogo Land ». 

Cette production présentée aux médias et à des invités de marque ce 6 octobre 2017, est le fruit d’un travail de recherche qui a consisté à suivre les « Koglweogo », pendant environ 2 ans. Et ce sont 15 localités qui ont été visitées à travers 7 régions du Burkina Faso. Il s’agit de Fada, Bogandé, Thion, Logobou, Kodjéna, Natiaboali, Rassamkandé, Léo, Ouagadougou, Arbollé, Boulsa, Pensa, Kerboulé, Kelbo et Arbinda. En 76 minutes et 33 secondes, l’on a droit à des témoignages poignants, des scènes du moins insupportables pour les âmes sensibles. 

A travers cette réalisation, l’on se rend compte que la méthode d’agissement et d’intervention des « Koglweogo » s’apparente d’une certaine manière à celle de la justice dans un Etat de droit. En témoigne les propos de M. Damiba. « Ils ont une justice, des tribunaux populaires. On les connait avec leur méthode de torture. Les ‘‘Koglweogo’’ font également la torture publiquement  ».

Par ailleurs, ce film plein d’enseignements, ne s’est pas fait sans que l’équipe ne soit confrontée à des difficultés. A ce sujet, Ismaël Compaoré confie « nous avons eu des difficultés avec les forces de défenses et de sécurité, principalement la gendarmerie, qui ne comprenaient pas notre démarche. (…) On a vécu des risques quotidiens avec les koglweogo. Nous étions habités par la peur parce que nous avons tourné le film dans le sahel, dans la forêt, à la frontière du Ghana à 22h, à 1h du matin ».

Comme il a été constaté durant la séance inaugurale de diffusion, ce fut un tournage réalisé dans des conditions particulières. Toutefois, le public présent dans la salle du ciné Nerwaya, ne s’est pas empêché d’exprimer ses sentiments soit par des applaudissements, des rires ou de la compassion. « Koglweogo Land », sera à l’affiche du 16 au 29 octobre prochain au ciné Nerwaya. Ce film documentaire sillonnera les villes de Bobo-Dioulasso le 17 octobre, et par la suite Dori, Fada et autres avant de revenir à Ouagadougou, et de s’envoler pour la France.

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