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Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana

CULTURE

En grève illimitée depuis le 3 juillet 2017, le Syndicat national des travailleurs de la culture et du tourisme (Synatract) menace de durcir davantage le ton si l’autorité ne donne pas de réponses favorables à sa plateforme revendicative. Soutenu par la Confédération syndicale burkinabè (CSB), le Synatract a animé une conférence de presse ce mardi 11 juillet à Ouagadougou pour marquer son indignation.


En rappel, des arrêts de travail au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme ont été observés à l’appel du Synatract du 7 au 9 et du 27 au 30 juin 2017 et se poursuivent par une grève illimitée depuis le 3 juillet 2017. De la plateforme revendicative, on retient entre autres, l’amélioration sans délai des conditions de vie, de travail et de sécurité des agents du MCAT, l’augmentation du nombre de postes à pourvoir pour les concours professionnels et la prise en compte des agents du ministère, l’organisation de sessions de formation au profit des agents du MCAT, l’élaboration d’un plan de carrière et sa mise en exécution dans un délai raisonnable, la nomination d’attachés culturels et touristiques dans les représentations diplomatiques et les institutions du Burkina Faso.

Mohamed Lamine Ouédraogo, secrétaire général du Synatract explique que, face au silence de l’autorité, les travailleurs ont dû observer un arrêt de travail le 24 février 2017, veille du Fespaco. C’est alors que les discutions ont commencé avec les autorités qui ont promis une suite favorable aux revendications du Syntract. «Mais à ce jour, aucun point de la plateforme n’a été pris en compte», confie M. Ouédraogo.

Il fait remarquer d’ailleurs qu’en lieu et place du dialogue, le ministre de la Culture, Tahirou Barry, ne fait que du dilatoire. «Etant persuadé que le dilatoire continue et que l’autorité n’est pas prête à trouver des solutions pour satisfaire les travailleurs, nous avons décidé que la grève illimité qui suit son cours. Elle est, du reste, bien suivie sur toute l’étendue du territoire. Nous nous indignons face au mépris du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, à qui nous avons adressé les différents préavis de grève les 23 mai et 12 juin 2017», ajoute le syndicaliste.

De la fermeture des portes du ministère, Mohamed Lamine Ouédraogo fait remarquer que cela est dû au fait que les locaux du MCAT sont non seulement inconfortables mais aussi que les roulettes du portail principal sont défaillantes.  «Le combat n’est plus uniquement que pour le Synatract mais aussi pour la CSB. Nous n’allons pas nous laisser marcher sur les pieds. La CSB assumera ses responsabilités de centrale syndicale», renchérit Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la CSB.

Alors qu’il est prévue une rencontre avec les autorités de tutelle cet après-midi, Guy Ouédraogo martèle que, «si l’issue de cette rencontre n’est pas satisfaisante, la CSB mobilisera tous ses militants pour d’autres actions plus fortes.»


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