Aujourd'hui,
URGENT
France: le jihadiste français Fabien Clain, voix du groupe Daesh qui a revendiqué les attaques du 13 novembre, tué en Syrie (RFI)
Terrorisme: "la France peut intervenir militairement" à la demande du Burkina Faso selon l'Ambassadeur français à Ouagadougou (AIB)
Burkina: le gouvernement burkinabè compte rouvrir les écoles fermées à cause du terrorisme en mettant en route une stratégie
Etats-Unis: Bernie Sanders annonce sa candidature à la présidentielle
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré obtient la confiance de l'Assemblée nationale avec 84 voix sur 127
RDC: Médecins sans frontières suspend ses activités dans la région de Masisi
Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste

CULTURE

Dans cette déclaration conjointe, des organisations professionnelles des médias menacent de mettre en branle et avec diligence, une série de mesures répressives suite à l’agression de l’animateur Hamed Kossa et à la violation des lieux de travail de celui-ci. 


Le mercredi 28 juin 2017, une délégation d’artistes chanteurs de la Coalition pour la renaissance artistique au Burkina Faso (CORA/BF) a fait irruption aux environs de 10h, dans les locaux de la Radio Omega FM, afin d’en « déloger » par la force, un animateur du nom de Hamed Kossa. Raison évoquée : ce dernier ne ferait pas la promotion de la musique burkinabè pendant ses heures d’antennes. Les faits tels qu’ils se sont passés montrent clairement que les auteurs avaient prémédité leur forfait. Ces prétendus défenseurs de la culture burkinabè qui ont empêché l’animateur de faire son émission ont pris le soin de filmer la scène où ils menaçaient l’animateur avant de l’entrainer par la force hors du studio. Fier de leur acte, ils ont ensuite publié la vidéo sur les réseaux sociaux comme un trophée de guerre, tout en menaçant de faire subir le même sort à tout animateur qui ne ferait pas la promotion de la musique burkinabè.

Face à ces agissements inqualifiables, l'Association des journalistes et communicateurs culturels (J2C), le réseau PlumAlerte, l’Association des Animateurs Radio et Télé du Burkina Faso (2ART-BF), l’Association des journalistes du Burkina (AJB) et le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) expriment leur indignation et s’insurgent contre cette initiative musclée qui rappelle ces méthodes surannées, attentatoires à la liberté d’expression et de presse. Les organisations signataires de la présente déclaration condamnent avec fermeté et sans réserve cette méthode utilisée par les artistes de la CORA/BF pour imposer leur musique à eux sous le prétexte de défendre la culture burkinabè.

La lutte pour le respect du quota de diffusion de la musique d’inspiration burkinabè sur les chaînes locales n’est pas le monopole de la CORA/BF. Le 7 septembre 2013, le réseau PlumAlerte, en synergie avec l’Association des journalistes et communicateurs culturels (J2C) avait initié une marche pacifique pour réclamer le respect des quotas de diffusion de musique d’inspiration burkinabè sur l’ensemble du territoire, tous médias confondus. Une marche dont l’apothéose a été la remise d’un mémorandum au Conseil supérieur de communication (CSC). Trois ans après, le CSC battait le rappel des acteurs de la filière musique autour d’une réflexion relative à la promotion de la culture dans les médias. C’est aux termes de débats contradictoires, houleux par moment, que le quota en faveur de la musique d’inspiration burkinabè fut adopté. Toute autre démarche qui ne s’inscrit pas dans le dialogue, pire qui prétend faire la promotion de la culture burkinabè par la contrainte physique, comme des artistes de la CORA-BF viennent de le montrer, est inadmissible.

Nous J2C, PlumAlerte, 2ART-BF, AJB, SYNATIC :
•    Condamnons avec fermeté cet acte vil de la CORA/BF ;
•    Apportons notre soutien sans faille à l’animateur victime de la barbarie ;
•    Appelons les autorités compétentes et singulièrement le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, tutelle des associations, à prendre leurs responsabilités face à ces dérives de la CORA/BF qui n’est pas à sa première forfaiture ;
•    Réitérons notre engagement et notre disponibilité à promouvoir, de façon saine, la musique d’inspiration burkinabè ;
•    Invitons les artistes burkinabè à se démarquer des actions « coup de poing » de la CORA/BF.
Nous invitons les professionnels des médias à rester mobilisés, solidaires et attentifs à tous les mots d’ordres et à la suite qui pourrait être donnée à cette affaire ; car nous attendons mettre en branle et avec diligence, une série de mesures répressives.

Fait à Ouagadougou le 1er juillet 2017
Pour l’AJB
Le Président
Guézouma SANOGO

Pour le SYNATIC
Le Secrétaire général
Siriki DRAME

Pour J2C
Le Secrétaire exécutif
Boukari ZOANGA

Pour PlumAlerte
Le Président
Richard TIENE

Pour 2ART-BF
 Le Président
Alexis PALE


Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir