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Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)
Religion: la célébration du Maouloud est prévue dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2017 (FAIB).
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro intègre la nouvelle direction du RDR comme vice président chargé de la région du Tchologo

CULTURE

Un film au titre évocateur et contemporain, « wulu » qui signifie chien en Bamana. C’est un film qui évoque la tragédie du trafic de cocaïne dans le nord mali tout en mettant sur scène les travers de la société contemporaine quête d’emploi, prostitution, arrivisme, financement du terrorisme, corruption…


Daouda Coulibaly vient à ce Fespaco avec un style tout différent des productions classique cinématographiques que nous connaissons. Une fiction narrative empreint de réalité comme quelque chose qui nous est conté.

Le film retrace le parcours d’un jeune bamakois du nom de Ladji , balanceur ou apprentis de Sotrama qui rêve d’une vie meilleure , être fortuné . Très vite sa recherche effrénée du bonheur le plonge dans le milieu de narco trafiquant de cocaïne, ou il s’intègre le milieu dans un circuit infernal fait de crimes et de désillusion. Il se bat et atteint le sommet avec l’encouragement d’une grande sœur qui elle en dépit de la fortune de son frère évoluait de l’opulence et la prostitution.

Avoir l’argent ne signifie pas avoir tout ce que l’on veut, c’est à cette réalité que Ladji est confronté. Il a eu une ascension sociale mais il ne peut épouser celle qu’il désire parce que son dit ‘’beau-père’’ lui-même complice d’un réseau mafieux n’est pas d’accord de cette union. Ladji n’a plus autre choix que d’ôter sa vie pour ne pas subir la chute. L’auteur met à nu le trafic de drogue qui sévit en Afrique de l’ouest et particulièrement au Nord Mali.

En effet le titre ‘’wulu’’ s interprète sous des angles : le premier évoque dès le film est le stade initiatique chez les Bamana appeler le ‘’ N’tomo’’ qui est le dernier niveau de l’initiation, stade auquel l’initié se taille une place dans la société. Le second aspect est l’image du chien, un animal sans vergogne donc ici une personne sans scrupule, capable de tout pour atteindre ses fins.

Ce qui marque ce film est aussi je choix maitrisé des acteurs qui ont su incarné leur rôle. Ladji pour un jeune acteur fait son baptême avec ce long métrage en incarnant véritablement le personnage digne des films de narco trafiquant que nous voyons déjà. Il joue au côté d’un talentueux Habib DEMBELLE, d’ordinaire plein d’humour qui dans ce film dévie l’attente du téléspectateur dans une sérénité monastique comme dans la réalité de l’univers des narco trafiquant. On peut saluer un jeu d’acteur maitrisé dans un décor et un cadrage de qualité

L’originalité du film réside dans le mélange réussi de langues français et Bamana, la narration d’un récit sensible sans concession et un décor riche. On notera également le rythme mouvementé du film accompagné d’un son a l’allure du récit qui est un drame qui capte l’attention du spectateur durant toute la présentation.
Le cinéaste pourrait laisser libre cours au débat social a l’issue du film en supprimant les écriteaux qui lient le fait à la réalité du financement du terrorisme, a l’implication de l’armée à travers certains hauts gradés et l’asphyxie de l’économie du pays par le narco trafic.

Tout compte fait ‘’Wulu’’ vient enrichir le paysage cinématographique africain en général et celui malien en particulier. Ce film a le mérite d’avoir touché du doigt une réalité que l’Afrique de l’ouest subi et la dénonciation de certains maux qui minent la jeunesse dans les capitales africaines.

Ignace SANGARE
ASCRIC-B

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