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Ladji, l'acteur principal du film Wùlu

CULTURE

«Wùlu» ou encore «le chien» du réalisateur malien Daouda Coulibaly a refusé du monde ce lundi 27 février 2017 au ciné Burkina à l’occasion de la 25è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.


Pour un coup d’essaie, ce fut certainement un coup de maître pour Daouda Coulibaly qui dans ce premier long métrage, a confirmé tout le bien que les avertis du 7è art pensent de lui. Présent à la projection de son film ce lundi, le réalisateur n’en croyait pas à ses yeux que la salle du ciné Burkina puisse refuser des centaines de cinéphiles venues découvrir le chef-d’œuvre. 

Dans cette fiction de 90 mn, Ladji, un jeune chauffeur de bus, cherchant à s'en sortir va parvenir à ses fins en entrant dans le crime organisé. A vingt ans, Ladji a de grandes ambitions mais il lui faut plus de travail. Apprenti chauffeur, toujours sérieux, irréprochable, il vient pourtant de se faire virer. Pour survivre, il accepte de conduire une petite cargaison de cocaïne. C’est facile, ça gagne bien, le métier est en pleine croissance. On lui donne enfin sa chance. Sans scrupules, il va la saisir, gravir les échelons, croiser hommes d’affaires véreux et militaires corrompus. Gagner de l’argent, beaucoup d’argent même.

«Wùlu» dessine le portrait d'une société malienne profondément corrompue où l'extrême pauvreté et les tentations de l'argent symbole de pouvoir, nouent des destinées où le matérialisme écrase tout sur son passage, créant un vide désespérant où s'annihile la jeunesse locale. Bâti sur un scénario solide qui permet à l'intrigue de progresser rapidement et avec fluidité, «Wùlu» tient un très bon équilibre entre l'action inhérente à son sujet et une relative sobriété dans le traitement de la violence. Une balance bien ajustée qui doit aussi beaucoup au personnage assez hermétique de Ladji  et à une sensation générale de véracité bien documentée filtrant sous des incontournables et «classiques» archétypes du film de genre qui sont bien maîtrisés.

Pour Adamou Yacouba alias Black Melo un reggaeman venu du Niger, c’est une œuvre d’art qui fait ressurgir la problématique de la jeunesse désœuvrée. «Le film n’a fait que retracer la réalité de ce qui se passe dans nos pays», témoigne M. Yacouba qui appelle les chefs d’Etats africains à réfléchir sur cette question qui selon lui, pousse beaucoup de jeunes à la déchéance. Un très bon film de genre dans le sillage cocaïne qui est à voir et à revoir.

Abel Azonhandé

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