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Ouagadougou: une Conférence internationale se tiendra les 9 et 10 juillet 2018 sur la mise en œuvre du PNDES 
Niger: la Cour constitutionnelle a déchu l‘opposant Hama Amadou de sa qualité de député (RFI)
Terrorisme: 146 individus activement recherchés par les forces de sécurité et de défense (officiel)
Mali: le ministre de la Défense confirme l'existence de fosses communes dans la région de Nantaka et Kobaka près de Mopti
Burkina: près de 25 000 réfugiés bénéficient de l’asile (HCR)
HCR: 68,5 millions de personnes déracinées dans le monde à la fin 2017 (Rapport)
Côte d’Ivoire: une pluie diluvienne fait au moins 10 morts dans plusieurs quartiers d’Abidjan (AIB)
Economie: au 31 janvier 2017, les chèques impayés émis au profit de l’Etat burkinabè représentait un montant de plus de 36 milliards de FCFA
Cameroun:  deux militants du RDPC tués, le gouvernement accuse les séparatistes (RFI)

CULTURE

Le réalisateur ivoirien, Kramo Lanciné Fadika, vainqueur de l'Etalon d'or de Yennenga en 1981 avec son film « Djeli » a désormais sa statue en bronze sur la colonne de bronze dédiée aux lauréats des éditions du Fespaco. L'inauguration de son effigie en bronze est intervenue ce dimanche 26 février 2017 sur l'avenue Thévénoud, à proximité de la place des cinéastes de Ouagadougou. C'était devant le gotha du monde cinématographique africain. Dans cet entretien qu'il a accordé à Fasozine, le réalisateur s'est dit ému de voir sa propre statue en étant vivant.


Fasozine: quel sentiment vous anime de voir votre statue trôner dans cette colonne dans la capitale du cinéma africain ?
Kramo Lanciné Fadika : C'est naturellement un sentiment de joie de voir sa propre statue de son vivant. C'est aussi un sentiment de gratitude et de reconnaissance au peuple burkinabè qui a accueilli le Fespaco et qui en fait un événement majeur, le plus en vue du continent. Gratitude aussi pour mon ministre de la Culture et de la Francophonie qui a permis l'érection de cette statue, surtout après la découverte de cette allée réservée aux vainqueurs du Fespaco.

La Côte d’ivoire, votre Nation, est le pays invité d’honneur de la présente édition. Est-ce le grand retour du cinéma ivoirien dans les rangs du 7e art africain?
Je dirai oui mais je fais remarquer aussi que le cinéma ivoirien n'est jamais parti. C'est vrai qu'il y a eu des moments de vaches maigres avec moins de productions mais nous ne sommes jamais partis. Notons qu'il y a maintenant une relève car il y a des jeunes aujourd'hui qui font des films au vu de l'amélioration des moyens et des conditions pour la réalisation cinématographique. Au-delà du cinéma ivoirien, je vois que le cinéma africain bouge car nous avons maintenant beaucoup de talents et cela est dû aussi à la vieille génération qui a su passer le flambeau. Le premier flambeau est d'abord la volonté de créer des films, de conter des histoires et de communiquer à travers des images.

Et que devient actuellement le cinéaste vainqueur de l'étalon de Yennenga 1981 ?
Il est toujours cinéaste. J’ai eu quelques occupations entre temps comme à la Fédération panafricaine de cinéma et à l'Office national de cinéma de Côte d'Ivoire. Actuellement j'ai des projets qui sont là et je vais les réaliser car c'est mon métier. Je pense que je continuerai de tourner mes films jusqu’à ce que j’aie une canne pour me déplacer sur les lieux de tournage.

Propos recueillis par Dimitri Kaboré

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