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CULTURE

Moteur, ça tourne, action ! La 25e édition du Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a officiellement été lancé ce 25 février 2017 à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie présidée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.


La cérémonie d’ouverture a été marquée par quatre discours. Comme il est de coutume, c’est celui du maire qui a ouvert la série. Mais pour Armand Béouindé, pas question de se contenter de formules convenues. En souhaitant la bienvenue aux festivaliers, le maire de Ouagadougou a rappelé que «La ville de Ouaga a été le premier partenaire du festival depuis 1969.» cela fait donc 48 ans que la capitale se félicite d’accueillir la biennale. Rappelant les belles heures du cinéma burkinabè, notamment sous la révolution, Armand Béouindé a estimé que l’occasion est belle de redorer le blason du cinéma africain qui peut servir de tremplin pour lutter contre la radicalisation et l'extrémisme qui ravagent certaines parties du continent.

Au cours de cette 25e édition, les cinéphiles pourront voir une centaine de films d’une vingtaine de pays. En plus du prestigieux Etalon d’Or de Yennenga et des prix officiels, «13 prix spéciaux seront décernés par les partenaires», a rappelé Stanislas Méda, président du Comité d’organisation, en espérant que les salles seront fréquentées. 

Le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandama dont le pays est l’invité d’honneur du 25e Fespaco, a confirmé la présence effective d’Alassane Ouattara à la cérémonie de clôture le 4 mars. A noter que la Côte d’Ivoire  a mis à la disposition du comité d’organisation, 50 millions de FCFA et la star du reggae Alpha Blondy pour «enjailler les bramogos de Ouaga», selon les propos teintés d’humour de Maurice Bandama.  La délégation ivoirienne à ce Fespaco 2017 est forte de 300 personnes dont des ministres. La Côte d’Ivoire est présente avec deux longs métrages.

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Avant le clap d’ouverture donné par le président du Faso, le ministre burkinabè de la Culture, Tahirou Barry est monté au pas de corse sur la tribune pour son discours, arrachant des applaudissements au public. Sans pour autant perdre son souffle, il a fait remarquer que «la présence de Roch Marc Christian Kaboré rompt une tradition d'absence du chef de l'Etat à l'ouverture du festival depuis 1999».

Il s’est aussi adressé à la crème du cinéma du continent et de sa diaspora, réunie à Ouagadougou pour une semaine. Il les a invités à réfléchir sur leurs productions. «Chaque film est le produit des réalités socio-culturelles et historiques de chaque pays», selon Tahirou Barry, qui ajoute que, «pour continuer à exister,  le cinéma africain doit sans cesse se questionner.» Le ministre Burkinabè de la culture a formulé le vœu ardant que cette édition soit celle de la «vérité et du sursaut.»

A noter que la cérémonie a été aérée par les prestations de Sana Bob, de Smokey, de Sissao, de musiciens du Niger, de l’humoriste Petit Sergent, par un spectacle de chevaux donné par Madi Dermé et ses cavaliers. Le concert de la star ivoirienne Alpha Blondy est venu clore ce lancement. 

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